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I'll never wear this broken crown, I took the road and I f*cked it all away ⚔ Satyne

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Mar 14 Juil - 19:14
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 14/07/2015
PARCHEMINS : 448
RESIDENCE : Château de Dragoreth
FONCTION : Princesse, Duchesse douairière et Superviseur de la Ménagerie Royale
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ALWAYS WEAR YOUR INVISIBLE CROWN

Tenter de réellement cerner la jeune femme qu'est Satyne se révèle très compliqué, tant elle semble si souvent marcher en équilibre entre deux précipices, non sans multiplier les embardées inconsidérées. Satyne est très sensuelle : en soit, la définir uniquement ainsi l'ulcère à un très haut point, ce qui n'est jamais bon. Mais la vérité est bel et bien là. Satyne respire la sensualité, le charme et l'érotisme. Que ce soit dans sa démarche chaloupée, les battements de ses grands cils, sa voix capable de vous envoyer au 7e ciel en vous disant ce qu'il faut pour, sa très grande confiance en son charme et en son physique, ou encore son peu de considération pour certaines règles de prude bienséance. Elle est sans cesse à la frontière entre le convenable et l'indécent : jamais vulgaire, elle laisse cependant grandement suggérer ses charmes sous ses habits qui mettent en valeur sa plastique et sa féminité. Tactile avec les siens, elle ne comprend pas réellement que cela puisse mettre mal à l'aise ceux qui ne sont pas habitués. Après tout, elle n'a pas la gale, ni la lèpre, et il y a vraiment pire contact que le sien, surtout qu'elle sent toujours très bon, de ces notes fruitées, boisées et végétales dont on est bien incapable de développer la liste entière et exhaustive. Séductrice, elle est incapable de ne pas jouer de ses atouts pour vous placer dans l'inconfort et prendre l'ascendance sur vous. Mais avec le temps, cette facette de sa personnalité est devenu naturel, elle ne réfléchit plus vraiment avant d'emprunter la voie de la séduction. Et que vous soyez de son propre sang n'a que peu d'importance. Sur ce point là, tous sont logés à la même enseigne, car qui dit séduire ne dit pas se laisser être consommée ... Franche, pour elle, y aller par quatre chemins est une perte de temps. Elle vous dira toujours ce qu'elle pense de vous, sans prendre de pincettes : si cela vous émeut ou vous fait trembler, et bien c'est que vous n'avez pas les épaules pour occuper la position que vous occupez ou pour revendiquer ce que vous revendiquez. Orgueilleuse, elle déteste qu'on la snobe ou qu'on l'ignore. Elle estime devoir être prise en considération, et ne jamais avoir à rappeler directement qu'elle est une Thornsfield. Cet élément ne doit jamais être oublié, à ses yeux, raison pour laquelle, par deux fois, en se mariant, elle a conservé son nom de jeune fille, estimant que, née Thornsfield, elle le restera jusqu'à sa mort, et que nul patronyme ne peut prendre l'ascendant sur le sien, us et coutumes maritaux ou non. De la même façon, elle se présentera toujours face à vous à son avantage, et cela passe par le physique et le domaine vestimentaire et esthétique. Même si tout lui va très bien, une fois ajustée au maximum, et qu'elle est bien incapable d'être enlaidie par une longue balade rythmée à cheval ou en dragon, ou bien des rouler-bouler sous les draps. Sa coiffure est toujours incroyablement attirante, et son sourire ravageur, alors que ses yeux pétillent toujours d'une certaine lueur qui vous décontenance et vous met sur la piste du mal aise. Arrogante, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, et refuse de se taire si cela ne lui plait pas. Elle répliquera toujours, aujourd'hui ou demain, mais elle répliquera toujours. De façon décuplée, et parfois même mesquine. Après tout, il ne faut pas la chercher, cela devrait être une règle connue, depuis le temps. Quelque peu effrontée, en respectant certaines limites tout de même, Satyne a toujours souhaité faire ce qu'on lui déconseillait ou interdisait de faire. Monter à cheval à crue, courir dans les couloirs en hurlant que son précepteur est un vieux frustré puceau et rabougri, s'approcher de trop près des bêtes sauvages, apprendre le tir à l'arc, ajouter des mèches pourpres dans sa chevelure de jais, tout ça, et bien d'autres choses encore, elle l'a fait. Aujourd'hui encore, par bien des aspects, elle a su incorporer dans sa vie de femme certaines prérogatives bien volontiers plutôt réservées aux hommes. Mais elle le fait avec tant de brio que cette alliance ne ravive sans doute qu'encore plus ce pouvoir d'attraction et de fascination qui est le sien. Impétueuse, la princesse sait difficilement faire dans la maîtrise et la convenance. Lorsqu'elle est furieuse, elle l'est en rouge, en pourpre et en grenat, et n'y va pas en douceur. Lorsqu'elle est passionnée, elle perd la notion du temps. Elle aime avec passion et déteste avec force. Elle peut changer d'idée d'une minute à l'autre, vous pardonnez un instant et vouloir vous démembrer dans l'autre. Elle n'est cependant pas bipolaire, gardant toujours maîtrise d'elle-même, paradoxalement. Loyale, lorsqu'elle promet quelque chose, elle le fait. De la même façon, jamais elle n'aurait l'imprudence de tenter de dérober le pouvoir à ses cousins et cousines, ou encore de pactiser et de s'allier avec l'un de leurs rivaux ou de leurs ennemis. Elle a des règles, et des principes, parfois un peu pervertis, mais qui existent, et elle s'y tient. Intelligente, elle manie très bien les mots et leur double sens pour vous mettre dans l'embarras, ou pour pouvoir s'appuyer sur une certaine force de frappe. Déterminée et manipulatrice, elle sait ce qu'elle veut, et fait tout ce qu'il faut pour l'obtenir. Cependant, si elle n'a rien contre certaines avantages dus à son rang, à son ascendance et à ses affiliations, elle refuse tout net qu'on lui serve certaines choses sur un plateau. Elle a choisi par deux fois son époux, d'elle-même, et ce même si, la première fois, il s'est trouvé que son choix s'est porté de lui-même sur son promis. La seconde fois, elle a espéré faire de son mari une sorte de pantin qu'elle pourrait élever au-dessus de bien des nobles lèches-bottes et faussement loyaux et agréables, sauf que son époux s'est montré plus malin qu'elle. Férue de savoirs, elle en a dans le crâne, et entend bien continuer de se cultiver et d'en apprendre plus de jour en jour. Cependant, elle est incapable d'étudier le même sujet bien longtemps, et a besoin d'en ajouter une longue série, au sein de laquelle elle jongle et varie pour ne pas se lasser et ne pas tout envoyer brûler dans la cheminée. Possessive, par définition ce qui est à elle n'est pas aux autres, sauf si vous vous trouvez être un Thornsfield. Et encore, il y a des limites. Dans cette optique, elle a déjà sorti les griffes face à ses cousins et cousines lorsque certaines de leurs plaisanteries à l'égard de sa petite sœur allaient trop loin à son goût. Mais Satyne possède également bien d'autres facettes, qu'il vous faudra découvrir, ou subir, c'est selon ...

   

   
NOM ◊ Tout le monde a entendu parler de la dynastie Thornsfield. Tout le monde devrait alors avoir compris depuis déjà longtemps qu'il ne vaut mieux pas s'aventurer à jouer au plus malin avec les Thornsfield. Leur ancêtre Maléfique détestait cela, et ce trait de caractère a perduré avec les décennies et les générations qui ont pris racine depuis. Les Thornsfield sont beaux, intelligents, très clairvoyants, aussi, puisqu'à ce jour, nul n'est parvenu à les berner et à leur ravir leur place sur leur trône de Bramblesland. Bien des choses, dans le physique et le caractère de Satine hurlent son appartenance à cette dynastie, ainsi que ses liens de sang avec les actuels monarques. Que ce soit ses cheveux presque aussi sombre que les ténèbres de la nuit, couleur d'ébène qui prend le pas sur son affiliation à la royale chevelure blonde la plus connue en Enarya, ou encore ses yeux clairs, qui vous transpercent comme la plus affutée des lames. Sans parler de son fort caractère, de sa détermination, de son peu de patience pour l'approximation et le peu-mieux-faire. Satine est une Thornsfield, et ses paroles peuvent être aussi écharpées que les buissons de ronce de sa maléfique ancêtre.
PRÉNOMS ◊ La soie, matériel noble et précieux, dont le prix excessif en fait le privilège exclusif des nobles, si tant est que ceux-ci puissent disposer d'une fortune suffisante pour s'offrir une telle vanité. La soie, qui permet de tisser cette matière encore plus noble, encore plus chère, encore plus convoitée, le satin. Mais Satyne ne doit pas exclusivement son premier prénom à son affiliation à la beauté, à la richesse, à la magnificence et à ce côté insaisissable qui leur est commun. En réalité, sans doute sa mère, descendante directe d'une certaine jeune fille à la longue chevelure de blé, a-t-elle voulue marquer, ici, sa touche personnelle, pour que nul n'oublie qu'il n'y avait pas que le sang des Thornsfield qui coulait dans les veines de sa fille. Car les premiers présents reçus par la belle Raiponce furent bien des morceaux de soie, destinés à former une échelle, noués les uns avec les autres. Sans doute peut-on voir une réponse du berger à la bergère dans le second prénom de Satyne. Laënorya fait en effet référence à l'une des légendaires dragonnes ayant appartenu il y a fort longtemps à l'une des reines Thornsfield. Une dragonne réputée pour avoir eu un fort caractère, et une fâcheuse tendance à utiliser tous les avantages en sa possession pour s'imposer et se faire respecter.
SURNOM ◊ Dans le fonds, sans doute Satyne a-t-elle bien des surnoms. Celui qui revient le plus fréquemment, cependant, et celui qui est le plus officiel d'entre tous est sans doute l'Ensorcelante Impétueuse, en référence à son charme de séduction dévastateur, a sa façon, aussi, de vous mener vers le bout du nez, ainsi qu'à sa détermination légendaire a toujours obtenir ce qu'elle désire, en faisant ce qu'il faut pour. Cependant, certaines mauvaises langues n'hésitent pas, en privé et en très petit comité d'initiés à leur rancœur, à surnommer Satyne la Veuve Pourpre, ou encore l'Épine léthale, ceux-ci tenant absolument à la tenir pour responsable du décès de son précédent époux.
AGE ◊ En cette fameuse année, les deux royaux frères Thornsfield accueillirent tous deux une fille, il y a 28 floraisons de cela environ. Plantés dans l'un des cours intérieures du palais royal, deux rosiers sont d'ailleurs là pour marquer les années écoulées depuis la naissance de Satyne, postés en survivants robuste des années, des tourments et de l'aura parfois pesante. Plantés par la mère de cette dernière, ils ont fini par s'entrelacer dans une étreinte quasi mortelle et étouffante, l'un d'eux aux fleurs d'un noir ardent et profond et l'autre d'un rouge si intense qu'on en croirait les pétales imbibés de sang. Une vision assez étrange et qui désarçonne tout non initié, alors que les enfants Thornsfield, toute branche confondue, ont fini par oublier leur existence, point de détails et de fantasque. Satyne est encore dans la fleur de l'âge, et les années n'ont pas encore marqué leur emprise sur elle, ce dont elle se réjouit, rechignant déjà à la perspective de voir sa chevelure d'ébène être attaquée par la grisaille et la blancheur.
NAISSANCE ◊ La lune était d'un rouge flamboyant, s'élevant haute dans le ciel, alors que certains regards n'en avaient que faire, tourner vers cette chambre dans laquelle s'époumonait l'épouse de l'un des rois Thornsfield. Bien que le climat de Bramblesland n'est jamais été des plus torrides, cette nuit d'été 1395 était particulièrement chaude, et ce fut à croire que Satyne attendit que la nuit soit enfin tombée pour accepter de venir au monde. Quatrième enfant et première fille de l'une des fratries Thornsfield, elle rejoignit ainsi les rangs des cavaleurs de couloirs, des empêcheurs de tourner en rond, et vint fleurir un bosquet de ronces déjà bien fourni. Avec elle, Kandoryann vit également le jour, aujourd'hui magnifique dragonne noire et pourpre, aux yeux verrons, et au caractère n'ayant rien à envier à celui de Satyne. A certaines époques de l'année, bien des incendies éclataient, pour les beaux yeux de Kandoryann, et bien des mâles se disputaient ses faveurs, qu'elle n'accordait que rarement, préférant, de loin, choisir elle-même, plutôt que d'accepter les assauts du vainqueur.
PAYS ◊ Satyne est une fille de Bramblesland. Elle y a vu le jour, et ne se verrait pas vivre ailleurs, bien qu'elle ait déjà eu l'occasion de voyager dans les royaumes voisins, et particulièrement vers les contrées alliées. Ici, c'est chez elle. L'air qu'elle respire, la terre sur laquelle elle marche, le feu qui y rougeoie, et l'eau qui y tournoie, tout ça, c'est chez elle. Quand à toutes ces créatures fabuleuses qui en effraient plus d'un, Satyne n'en a cure, ou du moins ne les craint-elle pas, marquée par cette propension à refuser que quoi que ce soit lui résiste, et bien aidée et secondée, il est vrai, par son dragon, sorte de bouclier contre toute attaque belligérante de la part d'une créature un peu trop sauvage. Mais la damoiselle a cette faculté à approcher celles qu'elle désire approcher, en y allant progressivement. Elle a cette aisance naturelle, à savoir quoi faire, et comment agir, pour obtenir de ces créatures sauvages ce qu'elle désire. Comme la terre qui les porte toutes et tous, elle impose ses désirs, et parvient, à force de persévérance et d'endurance, à se faire respecter. En tout cas, jusqu'à aujourd'hui, aucun de ses membres n'a été arraché, ce qui doit sans doute être vu comme un signe de l'efficacité de ses méthodes.
FONCTION ◊ Satyne est Princesse, ce qui est déjà beaucoup. Car en tant que membre de la famille royale, et bien qu'elle ne soit pas monarque, elle est, qu'elle le veuille ou non, un des possibles visages de la dynastie régnante, lorsque ses cousins et cousines ne peuvent être partout, et même au delà, lorsqu'elle est juste une Thornsfield et qu'elle véhicule les idéaux de leur famille. Elle se pare également de la fonction de Superviseur de la Ménagerie Royale, choisissant ainsi quelques fois d'y aider, particulièrement auprès des dragons. Disons que quand l'un d'eux fait des siennes, on va d'abord la voir elle avant de s'en manger une dans la face de la part des monarques ...
PARTICULARITÉ ◊ En tant que Thornsfield, si Satyne n'a pas hérité de la Flamme de Maléfique, en revanche, elle aussi possède son propre dragon, qui a éclot le jour même où elle est née, tous deux étant très étroitement liés l'un à l'autre. De la même façon, Satyne peut communiquer avec les dragons, ce qui a un avantage certain dès lors que l'on pourrait se faire arracher un bras. Incontestablement, aussi, Satyne est d'une grande beauté, mais ce qui attire aussi l’œil, outre ses courbes, c'est sa chevelure. Quoi qu'elle fasse et dans quelque périple dans lequel elle se lance, sa chevelure ne s'emmêle jamais et reste toujours somptueuse. Satyne, elle fait ce qu'elle veut avec ses cheveux : impeccablement coiffée ou non, sa chevelure attire le regard. Quand à sa voix, parlons-en : elle vous fera aller jusqu'au bout du monde, pour elle ... Mais en tant que descendante de Raiponce, la princesse a également quelques petits avantages hérités de son aïeule, des avantages qui n'ont rien de naturel, et qui ont oublié de s'éveiller chez bien des descendants de la Blonde à la longue tresse. Satyne, elle, a reçu cet avantage là ... Et elle s'en sert, sans s'en cacher, même si, aimant parer le tout de mystère, bien peu sont ceux qui arrivent à faire la différence entre cet héritage et ses talents naturels ...
STATUT CIVIL ◊ Là où sa cousine Vassilissa n'a, au même âge qu'elle, encore jamais contracté la moindre union, Satyne, elle, est une femme mariée. Plus que ça, elle fut même veuve pendant quelques temps, suite à une union arrangée depuis le berceau, ou presque, avec une famille ducale de Bramblesland, son père ayant sans doute souhaité la voir pourvue de titre et de terres lorsqu'à sa mort, elle n'hériterait pas du trône. Le destin et la fatalité sont cependant passés par là, et cette première union s'acheva dans le sang, un sang qui tâche les mains de Satyne selon certains, et qui, plus généralement, hante encore bien des mémoires. Aujourd'hui, pourtant, Satyne est mariée à Athelstan Harcklay, et il semblerait que ce dernier veille à ce que nul n'ait la stupidité de l'oublier ...
ORIENTATION SEXUELLE ◊ Satyne est attirée par la sensualité, d'où qu'elle vienne. Homme ou femme, du point de vue sensuel, cela lui importe peu : elle voit plutôt les mouvements du corps, la force, la grâce et la volupté qui peuvent en émaner. Si elle n'a jamais eu crainte de laisser certains de ses regards courir sur la silhouette d'une femme, en revanche, elle n'a jamais connu de réels plaisirs saphiques.
MILIEU SOCIAL ◊ Satyne a vu le jour dans des draps de satin, sans mauvais jeu de mots. Issue de deux lignées d'ancêtres nobles et aristocrates, du sang royal et ducal coule dans ses veines. Fille d'un roi, nièce d'un autre, et aujourd'hui cousine des actuels monarques de Bramblesland, si elle n'accèdera certainement jamais au trône, du moins pas à celui-là, il n'en demeure pas moins que Princesse elle est née, et Princesse elle restera éternellement. Le luxe et l’opulence ont toujours été présents autour d'elle, compagnons qu'elle juge tout à fait à leur place. Rien n'est trop beau ni trop cher pour elle, sans qu'elle ne fasse obligatoirement dans la démesure gratuite. Satyne part du principe, en réalité, qu'elle est un splendide bijou, et qu'il lui faut un écrin qui ne dénote pas trop, sans que ce dernier ne vienne lui ravir le moindre des regards. Tout ceci n'est destiné qu'à la sublimer, pas à la dissimuler derrière des pierreries trop grandiloquentes et tapes à l’œil. Depuis son premier mariage, Satyne porte également le titre de Duchesse, position qu'elle exerça de plein droit durant toute la durée de son premier mariage, et titre qu'elle a conservé depuis son veuvage, comme le prévoyaient les dispositions testamentaires de son époux. Dans les faits, cependant, le duché est majoritairement gouverné par son ex beau-frère, qui y vit toujours, lui, alors que Satyne possède plutôt des fonctions honorifiques, percevant cependant une rente régulière, et possédant quelques terres du duché.
SITUATION FAMILIALE ◊ Le concept de famille revêt une grande importance pour Satyne. Pas seulement parce qu'elle est issue d'une famille nombreuse, mais aussi et surtout parce qu'elle est née Thornsfield, et qu'elle est ou fut fille, nièce et cousine de rois et de reines. Satyne, aujourd'hui mère d'une petite fille de 5 ans, prénommé Altheya, a grandi très entourée, et pour elle, il serait inconcevable de brusquement être plongée dans la solitude, sans aucun membre de sa lignée auprès d'elle. Pourvue de trois frères aînés, Alaryc, Elwyn et Cyrdan, et d'une sœur cadette, Maeryn, Satyne a également grandi auprès de ses deux cousins, Aeddan et Soazic, et de ses trois cousines, Vassilissa, Maëlle et Bloodwen. Bien sûr, il faut aussi parler de son époux, Athelstan, et des quelques cousins supplémentaires dont elle est pourvue plus ou moins lointainement. Il faudrait également parler de ceux qui ne sont plus là, mais il s'agit là de sujets à ne jamais aborder de soi même avec Satyne, au risque qu'elle vous expédie servir de hors d’œuvre à son dragon, ou à l'un de ceux de ses cousins : il faut partager, entre Thornsfield ... Satyne n'ayant aucune ambition monarchique, laissant bien volontiers le pouvoir royal à l'autre fratrie Thornsfield, elle défendra cependant bec et ongles le pouvoir et la main-mise de ses cousins, et refuse, tout comme eux, qu'on bafoue les Thornsfield, ou que l'on tente de leur résister. Elle est donc loyale à ses monarques, pour le coup plus par sens et devoir familial que par réel attrait pour la hiérarchie et le principe d'une autorité lui étant supérieures.
CONTE & ANCÊTRE ◊ Les lois de la descendance sont ce qu'elles sont, et dans les faits, tout oppose les ancêtres de Satyne. En tant que Thornsfield, de par son père, elle descend de Maléfique, celle qui a conquit le pouvoir et a su faire ce qu'il fallait pour le conserver. Satyne n'a pas hérité de la Flamme de cette grande fée, mais de son ancêtre, elle tient sa chevelure d'ébène, ses traits fins et ensorcelants, ainsi que sa féminité, et bien des traits de son caractère. Ainsi que son aisance avec les dragons. Du côté de sa mère, en revanche, la princesse descend de Raiponce et de son époux Flynn. Si Satyne n'a pas hérité de la blondeur de son ancêtre, en revanche, elle lui doit cette merveilleuse qualité capillaire, un timbre de voix à en faire succomber plus d'un, ainsi que le vert si particulier de ses yeux. De l'époux de la duchesse, Satyne tient sans doute son arrogance à toute épreuve, ainsi que son côté audacieux et aventureux, ne craignant que très peu de choses dans la vie, et refusant de se poser trop de limites.
   
SATYNE
À vaincre sans péril,
on triomphe sans gloire



Dernière édition par Satyne L. Thornsfield le Mar 21 Juil - 21:49, édité 13 fois
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Mar 14 Juil - 19:14
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
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ARRIVÉE A GLASSCITY : 14/07/2015
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When there's something I want I'm good at tracking it down
◊ Que pensez-vous de la reine actuellement au pouvoir qui détient le contrôle de la capitale, Glasscity? Que vous évoque son arrivée sur le trône? Croyez-vous les mauvaises langues qui suggèrent qu'elle aurait usurpé la défunte reine Blanche-Neige?
On aura toujours quelque chose à reprocher aux gens. Et il y aura toujours des mécontents. D'un autre côté, il existe certaines limites à ne pas dépasser. Seulement, si elle est bien informée de ce qui peut se passer d'important et de capital dans les autres royaumes d'Enarya, de par sa proximité et son intimité avec les têtes couronnées de Bramblesland, Satyne sait aussi se méfier des informations véhiculées. Encore une fois, elle préfère s'en tenir à ses propres constations. Mais, après tout, jusqu'à aujourd'hui, la monarque de Glasscity ne lui à rien fait, et n'a aucunement attenté à sa vie, ou à celles des Thornsfield, du moins, aux dernières nouvelles. Et si elle est encore au pouvoir aujourd'hui, c'est bien qu'elle a les épaules pour le supporter et l'exercer. Les faibles succombent toujours les premiers, et les révoltes ne tardent jamais à s'embraser devant la moindre faiblesse. Cette ancienneté sur le trône signifie bien quelque chose. Et puis, qui dit que Blanche-Neige ne se serait pas laissée facilement croquer par les royaumes voisins ? Si usurpation il y a eut, c'était bien que faiblesse il y avait à la tête du royaume, sinon, Blanche-Neige aurait continué de régner. Chacun a ses propres armes, qu'il faut savoir affûter régulièrement, une défaillance étant si vite venue. Maléfique a elle aussi su exploiter les failles, et le royaume ne s'en porte que mieux. Les habitants ne crèvent pas de faim, et les dragons sont loin d'avoir transformé le territoire en terres brûlées. Cependant, Satyne n'éprouve aucune affection particulière pour l'Empoisonneuse. Si un jour ses cousins estimaient qu'il n'y a plus lieu d'être alliés avec elle, et qu'ils souhaitent prendre le contrôle de son trône, la princesse se rangera de bonne grâce derrière eux. Et sera même aux premiers rangs, autant qu'on la laissera l'être, pour les aider et les soutenir dans cette expansion territoriale.

   ◊ On dit qu'une révolte se prépare en silence contre la reine d'Apple-Kingdom, avez-vous eu vent de la rumeur? Quelle est votre opinion là-dessus? De quel côté pencherez-vous?
Et bien, qu'ils se révoltent, et on verra qui l'emportera ! Sérieusement, aux yeux de Satyne, quoi qu'il advienne, cela ne peut que servir la cause et la puissance des Thornsfield. Si la reine l'emporte, elle régnera dans la crainte d'une nouvelle révolte, se montrera avide de raffermir ses alliances, ainsi que son emprise sur son propre royaume. Cela l'exposera en tant qu'affaiblie. Offrant l'opportunité de frapper un grand coup si ses cousins le jugent nécessaire. Dans le même temps, le peuple ne s'en montrera que plus rancunier, sans doute prêt à livrer tout ce que Bramblesland leur demandera de livrer, en secret. Prêt à passer la main de la destitution à plus puissants que lui. Et si la révolte l'emporte, cela ne placera sur le trône qu'un nouveau pouvoir, balbutiant, vecteur de conflits internes pour savoir qui gagnera quelle place. Et là aussi, ce sera le moment opportun pour toute action d'expansion et d'accroissement de pouvoir, pour les monarques Thornsfield. Dans les deux options, Satyne ne les voit que ressortir gagnants, parce que les siens n'ont jusqu'alors jamais connus l'échec. Elle se tient discrètement informée de tout ça, auprès des siens, qui parlent en toute confiance en sa présence. Bien sûr, elle n'est pas dans les papiers les plus internes de la fratrie régnante, elle ne peut leur extirper ou leur dérober les informations, et ne décidera pas avec eux de la marche à suivre. Mais elle sera là, dès que besoin. Alors, la princesse penche pour l'attitude d'observatrice. Tout en se préparant à exécuter les désirs de ses cousins monarques. Il n'y a pour l'instant pas lieu, à ses yeux, que ces derniers s'impliquent dès à présent. La faiblesse naîtra dans un camp ou dans un autre, mais il ne faut pour cela pas s'empresser de prévoir ce qui n'est pas encore arrivé. Car toute pièce a deux facettes, et parier trop rapidement ne serait pas avisé.  

   ◊ Comment considérez-vous votre famille suzeraine? Est-elle bonne pour le pays selon vous? Entretenez-vous une relation spéciale avec ses membres?
La princesse est une Thornsfield. Pendant quelques années, elle a été au nombre des prétendants légitimes au trône, tant que les pouvoirs de ses cousins ne s'étaient pas encore grandement manifestés. Et dès que cela fut fait, elle s'en est réjouie. En tant que princesse, moins d'attentes pesaient sur ses épaules, ce qui lui octroyait plus de libertés et d'indépendances d'actions. Elle pouvait ainsi faire ce qu'elle voulait de sa vie : rester princesse, se marier, choisir son destin, sans avoir à penser au pouvoir d'abord et avant tout. Que ses cousins règnent ne lui posent aucun souci. Elle ne se sent absolument pas lésée de ne pas avoir ceint la couronne, alors qu'elle était, comme eux, descendante, fille et nièce de rois. Le royaume se porte bien, riche des productions de son territoire, ainsi que des particularités de sa faune et de sa flore. Le prestige des Thornsfield et de Bramblesland reste intact, et nul n'oserait dès à présent lever des armées contre eux. Le peuple mange à sa faim, les dragons ne se repaissent pas de tous les troupeaux et de leurs bergers, les campagnes ne sont pas à feu et à sang, les autres royaumes n'hésitent pas à se lier d'alliances avec les Thornsfield, nul membre de la dynastie n'aurait de difficultés à se trouver un époux, les êtres dotés de magie continuent d'affluer pour apprendre et s'enrichir de connaissances. Bref, tout se passe à merveille, et s'il y a des protestations, elles ne tiennent guère qu'à l'envie et le désir de puissance et de pouvoir d'êtres qui sont incapables de s'élever par eux même en faisant ce qu'il faut pour. Satyne estime que quand on veut, on peut, elle en est la preuve. Dès lors, qu'ils se plaignent moins, et qu'ils agissent plus pour obtenir mieux pour eux-même, mais qu'ils arrêtent de blâmer ceux qui n'ont rien à se reprocher. Et les menaces voilées, dissimulées, c'est pour les faibles. Les courageux vous affrontent en face à face. Et les faibles ne l'emportent jamais, alors, tant qu'aucune menace concrète ne se sera manifestée en face à face au château royal, et bien Satyne estime qu'ils n'ont pas à trembler, eux, les Thornsfield.

   ◊ De quelle façon pourriez-vous décrire le royaume où vous résidez? La vie y est-elle plutôt tranquille, facile? Ou vivez-vous dans une galère de tous les jours que vous aimeriez quitter pour le faste d'un palais ou la beauté d'une autre contrée?
Tout est assez simple pour elle. Dans le fonds, ce qu'elle veut, elle peut l'avoir, rien qu'en claquant des doigts, à partir du moment où la seule chose qu'on pourrait lui refuser, à savoir, la couronne royale, elle n'en veut pas du tout. Ce royaume lui convient plus qu'un peu. Elle y a vu le jour, et y a toujours vécu, et des voyages qu'elle a fait, elle n'a souvent retenu que l'exotisme et la différence, mais aucune envie de déménagement et d'émigration vers ces contrées étrangères. Oui, dans les faits, Satyne a la vie facile, et c'est elle qui se complique d'elle-même l'existence. Elle mange à sa faim, s'habille sans difficulté des matériaux les plus nobles, possède son propre dragon, ainsi que des terres héritées de son défunt époux. Elle a un titre princier, ainsi que le titre de duchesse douairière. Elle est séduisante, intelligente, jeune et clairvoyante. Elle pourrait avoir tous les hommes du monde à ses pieds, elle en est certaine. De vastes champs s'ouvrent devant elle, et elle n'a qu'à choisir. Bien sûr, tous ces privilèges, qu'elle considère comme normaux et justifiés, attisent certaines jalousies, et délient certaines langues de vipère, qui, inconscientes, crachent leur venin sur elle. Satyne n'a pas une réputation immaculée, et en tant que Thornsfield, elle reste un être redouté et craint. Mais ce que l'on peut bien dire d'elle lui importe peu : elle sait qu'elle pourra réduire en cendres le premier qui s'avisera d'avoir la langue un peu trop pendue, ou le premier qui finira par l'exaspérer au point de lui causer des maux de tête. Le peuple est bien nourri, et s'il n'est pas libre de tout, c'est normal : après tout, il n'est pas autant instruit et éclairé que la famille régnante, ce serait stupide de lui laisser une totale indépendance, qui mettrait en péril équilibre et survie dans le royaume. On a tous des contraintes, il faut les accepter, et arrêter de chouiner. C'est aussi simple que ça.

   ◊ Quelle est votre opinion sur la magie? Pensez-vous qu'elle soit bénéfique? Ou au contraire qu'il s'agisse d'une œuvre diabolique et qu'il faille organiser une chasse à la sorcière dans tous les royaumes?
Qu'y-a-t-il de mal dans la magie ? Après tout, la magie, c'est bien comme le reste : tout dépend de l'utilisation qu'on en fait. La cuisine, ça n'a rien de mal, par exemple, même si Satyne ne s'y aventure pas. Et pourtant, que ces cuisiniers pourraient s'avérer dangereux, armés de leurs si longs couteaux qui coupent dans la viande comme dans du beurre ! Et bien, la magie, c'est pareil. Il faut reconnaître que c'est une arme de premier choix, qui peut faire bien des ravages, mais placée entre des mains expertes, et qui n'ont pas pour ambition de profit uniquement personnel, et bien elle peut apporter de l'épanouissement, de la prospérité, et n'attacher en rien les gains de puissance. Cependant, Satyne n'est pas non plus de ceux qui se reposeraient entièrement sur la magie. Il faut avoir plus d'un tour dans son sac, plus d'une carte dans sa manche, aussi. Bref, il faut savoir compter sur la possession d'autres armes, car parfois, s'avérer rusé et méticuleux peut être d'une efficacité redoutable. Ne pas être là où on vous attend, et ne pas vous appuyer sur les points forts que l'on vous reconnaît si facilement, ça peut également être une manière de surprendre l'ennemi. Et puis, être prévisible, franchement, c'est ennuyeux. Et dangereux, aussi. Alors que, le danger, la prise de risque, ça ne peut que vous mener vers une voie sans regret : vous avez tenté et échoué, mais vous avez essayé; vous avez au contraire réussi, et bien, ce n'est que du bénéfice, et on ne vous en tiendra que plus grande estime et crainte et respect plus conséquents. Bon, après, certes, la princesse n'est sans doute pas la mieux placée pour parler de tout cela et donner son avis, compte tenu de ses affiliations et de sa propre personne. Mais elle a tout autant le droit de s'exprimer, et sa voix se doit d'être entendue. La magie n'est ni bénéfique ni maléfique, elle est ce qu'elle est, et, oui, les juste milieux, ça existe. Heureusement, d'ailleurs. C'est surtout un pion sur l'échiquier, et, de son propre avis, il ne faut pas hésiter à s'en servir, surtout quand, en face, on ne s'en prive pas. Ceux qui ont le privilège d'y avoir accès doivent rester conscients des responsabilités que cela peut engendrer : rester seul dans son coin est une mauvaise chose, par exemple, et il faut se mettre au service de plus grands et de plus puissants si l'on se sent chancelant. Au service des Thornsfield, par exemple ... Après, encore une fois, est-elle la mieux placée pour en parler, en toute objectivité ? Sans doute pas ...
   

Dragoreth, été 1400



Satyne, sa chère Satyne ... En la regardant, tout grand monarque qu'il est, Il se met à douter, un instant, du bien fondé du choix du prénom de sa fille aînée. Sans doute Vixen lui aurait-il encore mieux convenu ... Mais après les longues heures qu'avait passé sa femme à mettre au monde leur première fille, il lui devait bien ça, de lui laisser le privilège, la première, d'émettre des idées sur le prénom de leur petit bout de chou, celle qu'ils avaient attendu, après déjà trois naissances masculines. A l'époque, après tout, son propre frère avait lui aussi connu le bonheur d'accueillir une petite fille, quelques temps seulement avant la naissance de Satyne, et après des naissances jusqu'alors masculine. Alaryc, Elwyn et Cyrdan, ainsi qu'Aeddan et Soazic, et puis Satyne et Vassilissa. 5 garçons pour 2 filles. Ainsi en était-il alors du ratio des genres. A cet instant là, seulement, car les choses avaient changé, depuis. Depuis Maeryn et Maëlle étaient venues quelque peu contrebalancé le ratio. Maeryn, arrivée si vite après la naissance de sa sœur aînée. Les dates parlaient d'elles-mêmes. Née dans les premières semaines de l'été 1395, Satyne avait été rejointe dès le 15 février 1396 par une petite sœur.

5 ans. 5 ans s'étaient écoulés depuis cette naissance, et l'aîné des rois du Bramblesland ne regrettait absolument rien. Même s'il avait déjà des cheveux blancs avant l'heure. Satyne ne lui causait pas encore trop de soucis, mais il avait déjà son compte de frayeurs avec elle pour que son quota soit plus que remplie ! C'était son anniversaire, aujourd'hui. Sa petite furie aventureuse soufflait ses 5 bougies, et tout le château de Dragoreth était en ébullition. Surtout parce que la princesse du jour, au sens propre comme au sens figuré, avait encore décidé de n'en faire qu'à sa tête, et de disparaître, tout bonnement. Sans doute dissimulée dans un coin, à se lancer dans de grandes aventures sûrement périlleuses, il n'y avait rien d'autre à faire que d'attendre qu'elle décide, grande dame, de les rejoindre dans la grande salle de bal. Sa nièce Vassilissa prétendait ne rien savoir de la cachette de Satyne, mais le roi ne se laissait pas prendre au piège : toutes deux étaient après tout très complices, depuis toujours. Nées la même année, et si semblable physiquement, surtout dans leurs primes années, plus d'un les avait même cru jumelles, ce qui les avaient toujours bien amusé, eux, les Thornsfield. Et particulièrement elles, d'ailleurs ... Satyne était adorable. Si l'on aimait les fleurs à épine, et les coups de pieds plein placés. Car elle avait déjà son propre libre-arbitre, et un vilain petit caractère pour quiconque aurait voulu avoir à faire à une princesse calme, obéissante, disciplinée, qui ne faisait pas de vagues et s'en tenait à rester dans les codes habituels du bon comportement à adopter quand on est fille de roi. Mais Satyne n'aimait pas la normalité et les convenances étouffantes.

Plus d'une fois, il avait pensé que sa femme allait les quitter d'un cœur qui s'emballe tellement qu'il finit par lâcher. Satyne était intrépide. Elle refusait de vous croire tant qu'elle n'avait pas vérifié, par elle-même, que ce que vous disiez était vrai. Refusez lui la visite de la ménagerie royale, sans surveillance trop pressante et pesante, et elle s'y infiltrera en secret, quitte à ce que ce soit en pleine nuit. C'était ainsi qu'à 3 ans à peine, lors d'une excursion aux abords du château royal, Satyne s'était aventurée auprès d'un dragon sauvage, occupé à faire une sieste dans une clairière. On s'était bien sûr rapidement inquiété de l'escapade de la jeune enfant, mais lorsqu'on l'avait finalement retrouvée, assise à même le sol, sa tête appuyée dans le creux de ses mains, son petit nez froncé et ses cheveux un peu décoiffés : elle était en plein défi du regard avec le dragon sauvage, qui n'était absolument pas Kandoryan, sa dragonne, d'ailleurs. Elle n'avait absolument aucune égratignure, et semblait s'amuser comme une petite folle à voir qui des deux céderait le premier en fuyant le regard de l'autre. Certes capables de communiquer avec les dragons, et d'être en parfaite harmonie avec celui qui avait éclot le jour même de leur naissance, les Thornsfield n'en devaient pas moins, eux aussi, se méfier des dragons sauvages, ceux avec qui ils ne partageaient pas de contact privilégié. Il aurait pu arriver mille malheurs à Satyne, surtout avec son côté aventureux, et pourtant, pourtant, rien. Rien, sauf un dragon sauvage qui avait réagit au quart de tour en voyant une petite foule se masser pour venir récupérer Satyne, et qui, furieux de se voir importuné, avait manqué de tous les transformer en torches humaines, avant de s'envoler haut dans le ciel, et d'arroser la cime des arbres d'une hampe de flammes. Satyne était ... Comme du lait sur le feu : il fallait toujours la surveiller, pour lui éviter, au maximum, de faire de nouvelles expériences des plus dangereuses. Elle était sans doute le parfait exemple de à quoi pourrait ressembler l'hybridation entre un garçon et une fillette : toujours bien apprêtée, coquette et gracieuse, elle avait également une passion pour les disputes, les grandes menaces en l'air, et l'art de se défendre, aussi bien verbalement que physiquement. Oui, à coup sûr, plus tard, elle ferait des ravages, et ... Et lui, son propre père, ne serait pas le seul à se faire des cheveux blancs, et à se demander jusqu'où elle serait capable d'aller dans ses envies d'aventures et d'expériences. Pourvu que la couronne ne lui tombe pas sur la tête ... Mais déjà, la voilà qui les rejoignait enfin,escortée par quatre gardes, rien que ça, non sans décider d'elle-même d'aller s'installer auprès de son cousin Soazic à qui elle accordait œillades et grands sourires charmeurs, plutôt qu'auprès de son frère ainé, à qui elle tira la langue, et promettait, visuellement, mille et unes morts, ou presque, alors qu'elle avait sûrement déjà compris que c'était lui qui avait suffisamment bien renseigné les gardes pour qu'ils sachent où la trouver ... Oui, le futur s'annonçait mouvementé et intrépide, pour elle ! Et il espérait seulement être là pour le voir ...


Dragoreth, 1408



Elle était si belle, sa Satyne. Sa merveilleuse fille ainée, si différente de toutes ces princesses. C'était une Thornsfield, après tout. Elle ne pouvait pas être comme tout le monde. Elle était si belle, et si forte, même en ce jour sombre. En ce jour sombre où l'on mettait en terre son père. Ce père qu'elle adulait tant, mais avec qui les relations n'avaient pas toujours été faciles. Katheryn savait pourtant très bien que son époux adorait ses enfants, tous autant qu'ils étaient, malgré leurs défauts. Mais Satyne, Satyne, il n'avait jamais entièrement su comment la canaliser, comme comprendre la moindre de ses réactions. On ne pouvait pas lui en vouloir. D'abord, parce qu'il était le roi, et qu'il est inconsidéré de tenter de reprocher quoi que ce soit au roi, surtout quand c'est un Thornsfield. Ensuite, parce qu'il n'y a sans doute personne sur cette terre qui soit capable d'entièrement comprendre Satyne, et de ne jamais être surpris par l'une de ses réactions, ou de ses actions. La principale concernée elle-même ne planifiant rien, agissant et réagissant à l'instinct, la plaçant donc, elle-même, dans l'incapacité de vous dire avec certitude ce qu'elle a prévu de faire dans l'heure qui suit. Elle était si belle, sa Satyne. Si forte, aussi. Son dos ne ployait pas sous le poids de la douleur, et pourtant, Katheryn savait bien qu'à cet instant, alors même que disparaissait son père le roi, elle était terrassée par le chagrin. Ses longs cheveux noirs, si longs de n'avoir pas été coupés depuis si longtemps, étaient impeccablement coiffés. Aucune froissure n'épousait le tissu de ses habits de deuil, noirs, si noirs qu'on en venait à ne pas entièrement être capable de voir où se situait la frontière entre ses cheveux et sa tenue. La coupe était ajustée, juste ce qu'il fallait pour montrer les premières formes de jeune femme de la princesse. La princesse ...

Son mari avait disparu, mais la royauté, elle, ne mourrait jamais. Le trône ne pouvait rester vacant, ce serait la preuve d'une faiblesse, d'une fragilité. En théorie, il ne pouvait et ne devait y avoir aucune querelle pour la succession. Mais en son cœur, Katheryn aurait tellement voulu que ce soit ses enfants qui montent sur le trône, plutôt que ses neveux et nièces. Elle n'avait rien contre eux, elle les aimait, sincèrement, eux qui avaient connu la douloureuse épreuve d'avoir perdu leurs deux parents, depuis 5 ans. Mais Katheryn était une mère protectrice, aimante, voulant le meilleur pour ses enfants. Satyne ne manifestait aucun deuil concernant cette couronne qui ne lui reviendrait pas. Intérieurement, elle pleurait son père, après avoir pleuré son oncle. Mais pas la couronne. Elle avait mis un terme à un début de discussion, juste avant de venir ici, se recueillir une dernière fois sur la dépouille de son père. Katheryn n'avait pas choisi le bon moment, ou bien sa fille était dans l'une de ces phases de rejet total. L'étape du choc était passé, et était venue, à présent, celle du déni. Satyne refusait de dire adieu à son père, elle refusait de se dire qu'il n'était plus là. Qu'il était parti, dans d'atroces souffrances, si similaires à celles qui avaient touchés et éprouvés son propre frère, quelques années seulement auparavant. Elle lui avait jeté sa brosse à cheveux à la figure, s'était soudainement dressée, debout, face à elle, du haut de ses 13 ans, en lui interdisant de se plaindre sur le choix des nouveaux souverains de Bramblesland. Sur l'instant, elle avait été impressionnante, quoi que, tout, dans sa posture et sa grâce altière, avait déjà impressionné sa mère, par bien des fois, et pas qu'elle, d'ailleurs. Transpirant l'assurance et la sensualité, à 13 ans à peine, Satyne était déjà capable d'en faire ployer et reculer plus d'un. Sur l'instant, cependant, sa mère avait comme eu l'impression que milles orages s'abattaient sur elle, alors que la voix de sa fille claquait et déferlait, autoritaire et impétueuse. Et puis Satyne s'était ressaisi, pour sa petite sœur, pour ses frères, ainsi que pour ses cousins et cousines. Ils devaient faire front, affronter tout ceci, alors que, demain, déjà, tout aurait changé, tout serait différent.

Oui, demain serait différent. Demain, le soleil se lèverait sur l'aube du règne des cinq nouveaux monarques de Bramblesland. Mais demain était, par définition, un autre jour. Satyne, si impétueuse, si grande, et si impressionnante, pendant toute la cérémonie, avait attiré bien des regards, et pas forcément tous chastes et bien intentionnés. Katheryn le savait, sa fille devenait de plus en plus femme, jour après jour. Ses formes se dessinaient déjà assez clairement sous le tissu, et elle les assumait, sans en avoir honte, sans chercher à les dissimuler non plus, bien au contraire. Oui, Satyne avait été tout ce que l'on attendait d'une princesse en deuil, qui maintenait son rang et ne se laissait pas submerger par ses émotions. Une princesse qui devait montrer l'exemple, et être forte pour ceux qui ne le pouvaient ou ne le voulaient pas. Mais à présent, elle était effondrée. Allongée sur le dos du dragon de son père, terrassé, lui aussi, elle pleurait toutes les larmes de son corps, ses bras solidement accrochés autour du cou de l'animal, dans une étreinte dont nul ne parviendrait à la détacher. Son long corps était secoué de sanglots, et Katheryn ne pouvait empêcher ses propres larmes de couler, devant la détresse si viscérale et primaire de sa fille. C'était l'une des premières fois qu'elle la voyait dans cet état. La seconde fois, après la mort de son oncle. Mais en ces instants là, Satyne s'était retirée auprès de ses cousins, pour partager avec eux ce grand désarroi, et s'était alors tenue à l'écart de sa mère. L'excluant presque de ce deuil là, d'ailleurs. Mais là ... La complainte déchirante de Kandoryann se mêlait à celle de Satyne, qui refusait de lâcher prise. Elle disait sans doute adieu, définitivement, à son enfance, et aux dernières parcelles de ce qui pouvait encore rester et demeurer de son innocence. Katheryn n'avait pu jeter qu'un regard très bref sur la scène, avant de s'en détourner, trop prise par l'émotion. Mais il semblait impossible d'échapper à l'agonie sonore, qui résonnait dans un château silencieux, en deuil, lui aussi. Satyne pleurait, encore et encore, tout ce qu'elle en savait. Car plus jamais elle ne pourrait séduire son père d'un battement de cils pour qu'il oublie les remontrances qu'il avait à lui faire. Plus jamais elle ne pourrait s'installer sur ses genoux, lui dérober sa couronne et la placer sur sa tête. Plus jamais elle ne pourrait jouer avec sa barbe, et plisser le nez en lui ordonnant de mieux l'entretenir parce que là, ça devait un peu du n'importe quoi. Plus jamais elle ne pourrait lui rétorquer que, si, elle était suffisamment habillée, que c'était la mode, désormais, de porter des vêtements très affriolants et ajustés, et que c'était lui qui n'était plus à la page. Plus jamais elle ne pourrait lui donner du "Votre Altesse" lorsqu'elle était fâchée contre lui, ou qu'il se positionnait face à elle en tant que roi et non en tant que père. Tout ceci était fini à jamais, et Satyne en faisait le deuil. De la plus douloureuse des façons, en s'isolant, et en laissant libre court à sa peine immense. Tous devaient bien l'entendre, mais tous savaient qu'il fallait la laisser seule, car elle en avait besoin, et qu'elle saurait les trouver quand le temps serait venu.


Bois de Méluse, 1412



Elle s'avançait vers lui, pleine de grâce. Seule. De cette démarche chaloupée, sensuelle, si animale. Vêtue d'une magnifique robe d'un rouge si puissant qu'il n'en faisait que mieux ressortir sa longue chevelure noire ébène, ample et détachée, et parsemée de longues tresses dans lesquelles se mêlaient quelques rubans pourpres et émeraudes. Le bustier, des plus transparents, étaient couverts, aux endroits clefs et stratégiques, de broderies ornementales imitant les ronces courant sur un mur, comme elles savent si bien le faire. La longue traîne venant compléter le tableau n'entravait en rien les mouvements de celle qui n'était encore que sa fiancée, ni même la fluidité de ceux-ci. Satyne était à tomber. Du moins, de son propre avis. Aucun voile ne venait dissimuler son visage, mais une couronne d'or était fièrement entrelacée dans la coiffure de sa promise. Dans ses mains, elle serait un bouquet de fleurs. Cela le fit sourire. Des roses. Noires, et rouges. Il le sait, ces fleurs ont poussé sur les deux rosiers plantés à l'occasion de la naissance de Satyne. A coup sûr, leurs épines n'ont pas été coupés, et les ronces qui parsèment elles aussi le bouquet sont réelles, et non pas de pâles imitations retenues pour leur esthétisme. Le jeune duc ne craint cependant pas pour les mains de la princesse : les Thornsfield ont appris depuis longtemps à ne pas se formaliser des coupures superficielles, tout comme ils ont encré en eux cette capacité à savoir saisir et manier toutes ces choses qui peuvent blesser, et mettre en danger. Soudainement, il se sent terriblement fébrile. Il craint même, un instant, qu'elle ne choisisse de se détourner de lui, qu'elle ne rebrousse chemin. Qu'elle choisisse finalement de renoncer à l'épouser. Elle avance seule, déterminée à n'avoir besoin de personne pour la mener jusqu'à l'autel. Elle marche vers son destin sans qu'on n'ait à l'y aider. Falko le sait, les seuls qu'elle aurait autorisé à ce geste là, cela aurait été son père, et son oncle. Or, tous deux sont décédés, et depuis, Satyne a choisi de marcher seule, entourée, certes, mais sans avoir à requérir obligatoirement à des appuis extérieurs. Les Thornsfield ne sont pas des assistés, après tout, pas plus que des roseaux fragiles qui se laissent balancés à tous vents.

Il n'en reviendrait presque pas. Tout ceci semble surréaliste. Satyne s'avance vers lui, et dans quelques instants, ils vont se marier. Pourtant, Falko n'a jamais vraiment pensé qu'il pourrait en être autrement. Cette union leur a été promise il y a bien longtemps de cela, sans doute dès que le père de la future mariée a compris que cette dernière ne ceindrait jamais la couronne de Bramblesland. Qu'elle serait pour toujours et à jamais princesse, mais pas reine. Du moins, pas de ce royaume. Rien ne l'empêcherait donc de devenir duchesse, en plus de demeurer princesse, et d'obtenir des terres lui étant propres. Des terres et un titre qu'elle n'aurait pas à partager avec sa sœur, ses frères, ou bien encore ses cousins. D'une certaine façon, le roi avait alors voulu offrir quelque chose de précieux et de personnel à sa fille. En veillant cependant bien à accorder sa main à l'une des plus respectables familles de Bramblesland, qui avait appris à être loyale à la dynastie Thornsfield, non sans quelques difficultés initiales assez conséquentes, le duc Philip, ancêtre de Falko, ayant tout de même assez mal accepté de ne jamais épouser sa belle Aurore. Falko se souvenait encore de la première fois qu'ils avaient compris, enfants, qu'un jour, ils se marieraient, deviendraient mari et femme, et qu'ils créeraient une famille ensembles. Satyne l'avait toujours impressionnée, si différente de ses propres sœurs, et de toutes les jeunes filles de noble famille qu'il connaissait. Elle ne se laissait jamais faire. Elle savait monter à cheval sans qu'on l'aide, et sans se retrouver bien embêtée avec ses jupes et ses robes. Elle savait marcher en équilibre sur le bord du balcon les yeux fermés, même si cela faisait pousser des cris de terreurs aux gouvernantes et aux précepteurs, ainsi qu'à ses parents. Elle savait faire voltiger dans les airs les lames de poignard sans les rattraper du côté coupant. Elle savait faire claquer le fouet. Elle savait lire les livres en les tenant dans le mauvais sens, sans douce à force de se désintéresser de sa lecture à elle et de se prendre de passion pour celle du cousin, de la cousine, ou du membre de sa fratrie assit en face d'elle. Elle savait lui donner chaud rien qu'en le regardant et en lui parlant. Elle savait imposer ses envies, et suffisamment bien faire pour que ces dernières n'en viennent que très rarement à être reprise par ses monarques de cousins. Elle savait où étaient les limites, comment les pousser à leur paroxysme sans les franchir. Elle connaissait le nom de bien des plantes par cœur. Elle savait mentir effrontément sans qu'on ne sache si c'était vrai ou faux. Elle savait dessiner sur des bouts de parchemins inutilisés, pour croquer à la va-vite ce qu'elle avait sous les yeux, ou ce qui lui passait par la tête. Elle avait aussi su le convaincre qu'ils ne faisaient rien de mal, en profitant des visites officielles de Falko, tout jeune orphelin de père, et donc duc, pour se blottir l'un contre l'autre dans les appartements réservés aux invités. Qu'ils ne faisaient rien de mal non plus en consommant, avant l'heure, leur nuit de noces.

Il en était épris. Il en était épris comme un fou. Et elle l'aimait aussi, il en était sûr. Pour lui, elle avait presque accepté de renoncer à son nom de Thornsfield, concédant de l'accoler au nom de famille de son époux. C'était déjà une grande victoire, si vous connaissiez son orgueil et sa fierté démesurés pour ses origines et son appartenance à cette grande dynastie. Le renflement sous sa robe de mariée ne laissait que peu apparaître le petit être qui, déjà, s'annonçait. Le mariage avait cependant été avancé de plusieurs mois, pour éviter toute prise possible à qui voudrait se servir de cette grossesse d'avant mariage pour s'en prendre au prestige de sa famille, et s'attaquer à ses cousins, en leur renvoyant dans les dents qu'ils étaient incapables de gérer leur propre cousine. Satyne serait sa femme, à lui. A lui et à personne d'autre. C'était inconcevable. Et présentement, il avait chaud, très chaud. Il se demandait même s'il était possible d'ignorer à quel point il la désirait, tout de suite. Mais il savait aussi qu'ils n'étaient pas seuls, loin de là, et que ce qui allait se jouer dans quelques instants était capital, pour eux deux, mais également aussi un peu pour la fratrie régnante. Comme bien des fois auparavant, ils allaient mêler le destin d'une Thornsfield à celui d'un duc sous leur autorité. De telles unions permettaient de s'assurer la loyauté et l'obéissance d'une famille ducale toute entière, et plus que ça, d'une région du royaume. Stupide et suicidaire serait celui qui tenterait de se rebeller contre les monarques en étant marié à l'une de leur parente, qui n'hésiterait alors pas à mettre son propre duché à feu et à sang pour défendre les siens. Falko en était conscient, ce serait toujours eux avant lui, du point de vue de la loyauté et de l'obéissance. Et si Kandoryann n'avait pas grand chose contre lui, même s'il la craignait quand même suffisamment pour ne pas penser, stupidement, qu'elle deviendrait douce comme un agneau avec lui dès qu'il épouserait Satyne, Falko était tout à fait conscient qu'elle lui arracherait un à un les membres avant de le ramener en pâture aux dragons royaux s'il s'avisait de défier l'autorité des Thornsfield. Mais Falko était loin de ce genre de considération : les siens étaient loyaux depuis des décennies, et rien ne viendrait jamais rien y changer, n'est-ce pas ? Ils étaient d'ailleurs présents, aujourd'hui, en ces lieux, tous les Thornsfield. Venus assister au mariage de l'une d'entre eux. Un parterre prestigieux d'invités non moins prestigieux. Mais le jeune duc n'avait d'yeux que pour la princesse, sa princesse. Qui le regardait, arrivée à ses côtés, en penchant la tête, interrogative de ce à quoi il pouvait bien être en train de penser. Son cœur s'emballait de nouveau, alors qu'il n'avait d'yeux que pour ses magnifiques yeux verts, son sourire, son doux visage. Pour elle. Elle, son épouse.


Bois de Méluse,
printemps 1417



Cela fait des heures qu'elle est ainsi. Agenouillée devant ce tombeau à ciel semi-ouvert. Allongé, les mains posées sur sa poitrine, son épée alignée sur son torse, Falko git là, dans la fleur de l'âge. Auprès d'Alexyan, leur fils. Ce fils que Satyne a eu tant de mal à mettre au monde, et dont la naissance a manqué de lui coûter la vie, tant et si bien que depuis, Falko avait toujours été des plus réticents à concevoir un autre enfant, traumatisé par le calvaire qu'avait vécu son épouse. Kandoryann sait à quel point la princesse a souffert. Et à quel point elle souffre. Pour rendre hommage à cet enfant que Satyne a porté pendant 8 mois, à cet enfant qu'elle a conçu avant même son mariage, à cet enfant qu'elle a adoré et adulé de tout son corps, à cet enfant, la dragonne a voulu honoré la mémoire du petit garçon en lui offrant une tombe de diamant, le préservant ainsi des ravages du temps, et lui permettant d'être sans cesse baigné de lumière, dans cette grotte semi-enterrée et ouverte par le haut d'un cercle affleurant l'air libre, dans cette clairière bordée par un petit étang. Et aujourd'hui, la sépulture accueille Falko. Et Kandoryann réalise alors que ce présent fait présentement plus de bien que de mal à Satyne. Pour toujours, et à jamais, le père et le fils sont figés dans l'éternité, dans leur dernier instant. Aleksyan était soudainement tombé malade, et Satyne n'avait rien pu faire pour le sauver. Pendant 7 nuits et 6 jours, elle avait veillé sur son fils, en rentrant à Dragoreth, et en suppliant ses cousins de faire quelque chose, mais les tentatives avaient été vaines. Aujourd'hui encore, tous ignoraient exactement ce qui était arrivé au petit bout de chou de seulement 4 ans. Empoisonné, victime d'une malédiction, et d'un fléau tout ce qu'il y avait de plus normal, telle était la question qui restait encore en suspend. Kandoryann avait vu Satyne restée droite et fière, forte, refusant qu'on lui parle de son fils, et fuyant tout ce qui pourrait lui rappeler la perte de son enfant. C'était en partie pour cette raison que le petit garçon avait été enterré à l’extrémité des terres du duché de son père. Pour que chez elle, c'est à dire au château royal, Satyne ne soit pas hanté par le souvenir si douloureux de cet enfant perdu si tôt. Kandoryann aussi avait souffert, connectée de façon si proche et si intense à la princesse. Elle avait volé durant des heures au dessus du château royal, pendant l'agonie d'Alexyan, comme pour chasser tout esprit mauvais, et pour libérer sa peine en flammes ravageant les cieux.

Et à présent, c'était au tour de Falko. Kandoryann ne craignait que peu de choses. Curieuse par nature, elle était aussi téméraire, et n'avait que peu de considération pour le danger. Satyne était à son image. A moins que ce ne soit l'inverse. Depuis toute petite, Satyne ne se formalisait pas des racontars et des légendes qui pouvaient véhiculer bien des craintes autour d'un certain nombre de choses et de domaines. Depuis toute petite, elle s'essayait à toutes les expériences qu'elle pouvait, pour voir, pour se faire une idée, pour savoir, par elle-même, de quoi il en retournait réellement. Satyne n'était en rien crédule. Elle accordait peu de confiance en ceux qui n'étaient pas de son sang. Et même eux, elle les soupçonnait parfois de trop vouloir la protéger. Bien des malheurs et des peines avaient frappés leur famille, et il était normal que tous cherchent à rester unis, et ensembles, le plus longtemps possible, sans avoir à assister aux funérailles de l'un d'entre eux. Les Thornsfield étaient forts, puissants, résistants, aussi. On les craignait, également, et les monarques faisaient plier la Nature elle-même sous leur volonté. Dans cette vie où, jusqu'à maintenant, Satyne avait su prouver à tous sa valeur, son courage et ses qualités naturelles, sa capacité à savoir suffisamment bien manœuvrer pour obtenir ce qu'elle désirait, y compris ne pas se faire bouffer par la faune sauvage vivant en liberté sans avoir été domestiquée, elle en était venue à oublier que tous ne partageaient pas ces forces. Largement entourée et élevée au milieu des Thornsfield, elle en avait oublié que ceux qui n'étaient pas de sang n'avaient pas forcément cette étincelle nécessaire à s'assurer des chances de survie dans des situations périlleuses. Kandoryann avait toujours veillé sur elle, balayant d'un revers de patte ou d'aile tout importun qui aurait voulu attenter aux jours de sa maîtresse. La dragonne avait également fait montre de sa puissance de feu à chaque fois que l'une des petites expériences de Satyne s'était montrée trop entreprenante dans son envie de s'en prendre à elle. Et Kandoryann elle-même avait fini par oublier que Falko avait beau être uni à Satyne d'un amour inconditionnel, il n'en était pas moins à jamais rester une pièce rapportée dans la famille Thornsfield. Un proche intime qui avait pu les côtoyer, sans jamais être enveloppé entièrement dans cette aura de puissance et de défiance qui semblait les entourer.

Kandoryann n'avait rien pu faire pour l'époux de sa maîtresse. Ni pour les deux montures des époux. Tout était arrivé si vite. Et la dragonne avait reçu l'autorisation de Satyne de pouvoir partir en observation préventive pour pouvoir choisir les mets dont elle se sustenterait dans quelques instants. Distraite, également, par le plaisir non dissimulé qu'elle avait eu à assister, quelques heures auparavant seulement, à la dernière dispute entre les deux dragons mâles d'Aeddan et de Vassilissa, Kandoryann avait laissé son esprit vagabonder un peu trop loin. Satyne, elle, reprenait pied peu à peu avec la réalité, se rapprochant de nouveau de son époux, après avoir eu besoin de s'en éloigner pour faire le deuil de leur fils. Ils s'étaient promis de déjeuner ensembles, juste tous les deux, pour célébrer leurs retrouvailles, en bonne et due forme, maintenant que Satyne était de nouveau enceinte. Elle lui avait demandé, brusquement, s'ils ne pouvaient pas faire un petit détour, ayant appris par des villageois, quelques minutes auparavant, qu'on signalait la présence dans les environs de manticores. Satyne en avait vu, plus d'une fois, mais la saison des amours était toujours un moment rare, à part, quand les mâles se lançaient dans des parades amoureuses, non sans s'écharper les uns les autres. La princesse et duchesse avait sauté de cheval, à proximité de l'un d'entre eux. Un vieux mâle, qu'elle reconnaissait pour l'avoir rencontré plus d'une fois. Tout se passait comme d'habitude, elle restait à distance, mais était plus proche que n'aurait oser l'être bien des valeureux guerriers. Le manticore se laissait observer, parler, aussi, restant tout de même créature farouche et sauvage. Et puis, un jeune mâle avait brusquement surgi, dans le dos de Satyne, prenant à la gorge la monture de Falko, resté en arrière. L'équidé avait sans doute péri sur le cou, la trachée broyée, et la tête pratiquement arrachée d'un coup net. Le duc avait chuté, faisant une cible de choix, alors que le vieux mâle s'était joint à la bataille, sentant cette arrivée de son congénère comme une déclaration de rivalité. Et tout c'était enchaîné, sans que Satyne ou Kandoryann ne puissent se rappeler exactement de l'ordre d'enchaînement des choses. Les manticores étaient partis en fumée, brûlés vifs par une dragonne venue secourir sa maîtresse, blessée au flanc et à la joue, et stupéfaite devant l'agonie de son époux, dont elle apercevait la plaie béante, au cou, qui suppurait du sang, et les derniers râles de vie d'un homme qui était tant pour elle. La suite ... La suite était brumeuse, pour Satyne. Kandoryann avait volé jusqu'au château royal, sa maitresse fermement accrochée à son cou, et l'époux de cette dernière délicatement prisonnier dans sa gueule. Sans doute Falko succomba-t-il quelques instants seulement avant l'envolée dans les airs de Kandoryann. Et maintenant, Satyne restait mutique, face à ces deux tombeaux, une main négligemment posée sur ce ventre qui portait encore, miraculeusement, la vie. Les premières langues mal avisées ne manquaient pas de la blâmer pour cette mort, et dans cet océan de peine et de douleurs, aussi bienveillants qu'ils puissent être, les Thornsfield ne pouvaient guère comprendre ce qu'elle vivait, et endurait. L'espoir du futur évoluait dans ses entrailles, mais cela serait-il suffisant pour qu'elle ressorte de cette épreuve le moins marquée possible ? Kandoryann n'en savait rien, observant sa maîtresse avec douleur et compassion, fervente guerrière contre le reste du monde. Aucun oiseau n'osait voler dans le ciel, et les lapins eux-même fuyaient la clairière, pour ne pas servir de déjeuner à la dragonne. Le silence ... Oppressant, lourd de sens. Le silence, car rien ne devait pouvoir venir après la mort ...


Dragoreth, 1420



Tous ces gens étaient réunis dans la grande salle, et tous mangeaient, parlaient, et buvaient. Elle, elle n'y comprenait pas tout. On l'avait bien habillée, et bien coiffée, aussi, mais elle, elle voulait courir, jouer, aller se cacher sous la table, ou s'asseoir sur les genoux de l'un de ses oncles, au grand sens élargi de de la dénomination. Elle voulait qu'on arrête de lui sourire comme si elle était bête. Elle voulait qu'on arrête de la regarder avec un air un peu triste. Elle voulait sa maman, aussi, mais celle-ci était très occupée. Très occupée, et toujours entourée de tout plein de monde, alors ce n'était pas si facile que ça pour Altheya. Il y avait aussi ces gens qui lui posaient de drôles de questions, et ça commençait un peu à l'énerver. Elle avait de plus en plus de mal à se retenir de ne pas leur donner de coups de pieds, et de ne pas mordre les mains qui essayaient de lui caresser doucement le visage. Mais elle comprenait qu'on la regarde, et qu'on lui parle, quand même. Elle était la fille de sa maman, après tout, et puis, les rois et les reines, c'était un peu comme ses tontons et ses tatas. Ils étaient cousins de sa maman, un truc comme ça. Ils avaient un tout cas grandis ensembles. Eux, elle les adorait, ils ne lui posaient jamais de drôles de questions, et il ne la prenait plus pour un bébé. Sa maman, par contre, des fois ... Mais sa maman, de toute façon, elle lui pardonnait tout. C'était la plus belle des mamans, qui sentaient pour la rose, et puis qui ne laissait personne la commander. Une maman qui avait un dragon, en plus de ça ! Kandoryann était super, même si elle faisait un peu peur quand elle boudait ou qu'elle n'était pas contente. Altheya voulait aller jouer avec la dragonne, mais elle n'arrivait pas à retrouver sa maman, au milieu de tous ces gens. Elle avait essayé de monter sur l'estrade tout à l'heure, pour la rejoindre, mais un domestique était passé avec un grand plateau rempli de fruits, et Altheya adorait les fruits : son ventre avait fait comme les grenouilles, et elle avait filé tirer sur l'habit du domestique pour qu'il lui donne à manger. Et sa maman n'était plus là où elle était avant. Altheya ne la voyait plus, mais elle n'était pas un bébé : elle n'allait pas pleurer, quand même. Elle n'était pas perdue, et personne n'oserait lui faire de mal, sauf s'il voulait qu'on l'ouvre en deux et qu'on le donne à manger aux dragons !

Tout le monde avait regardé sa maman, tout à l'heure. Et puis Athelstan aussi. Tous les deux, ils s'étaient mariés, et sa maman avait été celle que tout le monde regardait. Altheya avait pu tout bien voir, contrairement à ceux qui avaient été obligés de s'asseoir derrière. Mais elle, ce n'était pas pareil : peut-être qu'elle n'avait pas le même nom que sa maman, mais elle était son portrait craché, sauf qu'elle, elle avait les yeux très bleus, et des tâches de son sur le nez. Et son petit nez était un peu en trompette. Comme celui de son papa ... Son papa, Altheya ne l'avait pas connu. Il était parti au ciel, avec les dragons et les Thornsfield qui étaient déjà morts. Et maintenant, sa maman se mariait à quelqu'un d'autre. Franchement, Altheya ne comprenait pas tout ce que ça voulait dire, elle était encore trop petite pour tout y comprendre, elle le savait et elle ne protestait pas contre ça. Athelstan, par exemple, il ne serait pas son papa, et il n'aurait pas le droit de la commander, mais sa maman lui avait quand même expliqué que, s'il lui demandait des choses, elle devait parfois obéir. Mais ça, c'était pour pas encore. Jusqu'à là, elle avait appris à connaître le fiancé de sa maman, et elle l'aimait plutôt bien, même si, étrangement, elle avait toujours l'impression qu'il préparait une bêtise. Mais il était quand même gentil, même si un peu bizarre aussi. Altheya aurait pourtant imaginé que sa maman épouse un monsieur de la noblesse, comme ceux qui lui envoyaient des lettres et des cadeaux, souvent. Ou comme son tonton. Oui, le frère de son papa était très joli, très gentil, aussi, et Altheya aurait bien voulu qu'ils se marient tous les deux ensembles, et qu'elle ait des petits frères. Pas des petites sœurs, parce que des fois, les sœurs, ça se dispute, et elle, elle voulait toujours été la petite princesse de sa maman. Enfin, sauf si ses petites sœurs étaient comme sa tata Maeryn, là, elle voulait bien. Maman lui avait expliqué que ce serait elle qui s'occuperait d'elle s'il lui arrivait un truc comme il était arrivé à Papa. Mais, oui, le nouveau mari de sa maman, il n'avait pas de grand château à lui, et ce n'était pas un duc, et pas un prince, ni un roi, non plus. Mais sa maman était intelligente, elle avait sûrement choisi de l'épouser lui pour une bonne raison. Déjà, il n'était pas bête, et il ne sentait pas mauvais. Et il était plutôt joli, aussi. Pas comme ces gros messieurs qui sentaient forts le vin, et à qui il manquait des dents, et qui, en plus, écorchaient le prénom d'Altheya. Elle, elle avait entendu quelqu'un dire que sa maman avait choisi Athelstan pour embêter des gens, mais Altheya ne comprenait pas trop pourquoi ...

C'était son premier mariage, et elle espérait que le sien serait quand même mieux que ça. Parce qu'ils n'avaient pas l'air très amoureux, Athelstan et sa maman. Mais ils ne s'étaient pas disputés non plus, et ils mangeaient assis l'un à côté de l'autre. Même qu'Athelstan, il avait passé son bras autour du dos de sa maman, tout à l'heure, et qu'elle ne lui avait pas enfoncé les ongles dans le cou pour se venger. Mais, quand même ... De toute façon, elle, plus tard, elle épouserait Soazic. Ou Aeddan. Pour vivre avec eux pour toujours. Pour pouvoir continuer à commander les gens, aussi. Et pour avoir le droit de jouer avec leur couronne sans avoir à demander la permission. Sa maman lui avait dit que, quand on était marié, on n'avait pas besoin de demander la permission pour faire quoi que ce soit. Pas à son mari, en tout cas. Mais Maman était quand même spéciale, les gens avaient un peu peur d'elle, et puis, c'était une princesse. Les gens, souvent, ils devaient lui demander la permission pour faire quelque chose, même pour remettre du bois dans la cheminée, ou fermer la porte. Mais Maman, elle ne demandait jamais la permission à personne, ou sauf à ses cousins les rois et les reines, mais ça voulait dire qu'elle était fâchée contre eux, et qu'elle voulait bien leur rappeler que, zut, elle était fâchée quoi ! Altheya se demandait quand même bien si Athelstan, il devrait demander la permission à sa maman pour faire quelque chose. Ou s'il devrait lui demander la permission à elle aussi. C'était quand même bizarre, le mariage. Finalement, Altheya n'était pas très sûre de vouloir se marier. Après tout, à part Maman, il n'y avait aucune Thornsfield qui était mariée ! Enfin, sauf Tata Maëlle, qui vivait loin, en plus, elle. Oui, donc, si, se marier, ça voulait dire devoir partir du château et vivre ailleurs, alors non. Enfin, sauf si le mari, c'était Aeddan ou Soazic ! Bon, elle était où, Maman ? Altheya avait plein de questions à lui poser, du coup !


Aujourd'hui



On dit que le savoir, c'est le pouvoir. Satyne savait beaucoup de choses, et elle ne s'en cachait pas. Jamais elle ne jouait à la naïve, à la sylphide qui n'y connaissait rien à rien, et qui était d'une innocence sans égale. C'était perdre son temps que de jouer à ça, et puis, ça n'apportait rien. Il y avait suffisamment de femmes stupides en ce monde, et, merci bien, mais Satyne ne tenait absolument pas à avoir quoi que ce soit en commun avec elles ! Satyne était donc intelligente, belle, jeune, et suffisamment puissante pour ne craindre rien ni personne, sauf peut-être les colères de ses monarques de cousins. Enfin, bon, la majorité du temps, c'était entre eux qu'ils s'écharpaient, et elle, leur cousine, elle aimait pas mal compter les points. Et mettre de l'huile sur le feu, aussi. C'était toujours un plaisir et un pied ultime et suprême que de les voir monter sur leurs grands chevaux, et tenter de se faire chanceler, tous géants qu'ils étaient. Parfois, elle était sujet de leur agacement, mais ça lui arrivait rarement, préférant tourner avec eux ses piques contre ceux qui n'étaient pas des Thornsfield. Après tout, ceux qui n'étaient pas de leur sang étaient leurs ennemis, n'est-ce pas ? Ou, tout du moins, ils avaient potentialité de l'être, de le devenir, et de le rester. Alors qu'entre eux, l'alliance devait prévaloir. Oui, peut-être que Satyne n'était pas aussi puissante qu'eux. Sûrement, même. Elle ne pouvait pas poser son royal fessier sur le trône, parce qu'elle était princesse, et non reine. Mais cela lui importait peu. A ses yeux, sa vie était bien mieux que la leur. Elle avait bien des avantages et assez peu d'inconvénients. Et même si elle aurait voulu quelques petits changements et quelques petites améliorations dans sa vie, comme un mari un peu plus docile et un peu moins ambitieux et retors, elle ne se plaignait tout de même pas plus que ça.

Princesse, duchesse honoraire, dragonnière, Thornsfield, épouse, mère. Et bien d'autres choses encore. Satyne était à la fois tout et rien de cela. Sa personnalité était à mille et unes facettes. Il était compliqué de la cerner, de la comprendre, de la canaliser. Compliqué aussi de prévoir ses réponses, ses réactions, ses décisions. Les toutes récentes fiançailles de sa soeur, par exemple, lui pose un certain problème de positionnement. D'un côté, très proche de sa cousine Vassilissa, elle ne peut que s'arracher les cheveux de voir sa sœur décider d'emprunter une voie qui n'arrangera en rien les relations déjà compliquées qui préexistent. Mais d'un autre côté, sa sœur a joué un très bon coup, sur l'échiquier. Et Satyne apprécie la vivacité, l'audace, et les coups de maestria. Alors ... Alors elle a déjà beaucoup à faire dans son propre mariage pour décider une bonne fois pour toute de l'attitude à adopter face aux futures épousailles de Maeryn et de ce prince venu du Val de Joly. Et puis, oui, il fallait aussi garder la tête froide, et savoir observer, écouter et entendre ce qui se rapportait de l'étranger. Pour être à même de savoir ce qui se tramait au même instant dans les royaumes voisins. Le narcissisme a, après tout, ses limites, dès lors qu'il pourrait y avoir risque de tentative d'assaut. Oui, tentative, car les Thornsfield n'ont jamais plié, pas plus qu'ils n'aient déjà tremblé. Pourquoi une telle chose surviendrait-elle maintenant ? Ils avaient leurs dragons avec eux, ainsi que la meilleure armée de tout le continent. Ils obtiendraient toujours ce qu'ils voudront. Dans le feu et le sang, s'il le faut, mais, après tout, il y a toujours un prix à payer, et il faut s'y préparer, et l'accepter. Ce qui était, certes, très facile à assimiler, comme concept, dès lors qu'on était toujours du côté du créancier, soit de celui qui recevait le prix, et ne le payait jamais. Les protestations pouvaient bien s'accumuler, Satyne n'en avait que faire. Déjà, parce qu'elle n'était pas directement placée pour avoir à craindre pour son pouvoir, et ensuite, parce que c'était dans sa nature. La haine et l'amour étaient deux concepts d'enfants, auxquels croyaient encore ceux qui n'avaient pas compris qu'il y a là aussi toujours un prix à payer. Satyne elle-même s'y était laissée prendre, et s'était jurée, depuis, que ce serait là la seule et unique fois où elle commettrait une telle erreur. On pouvait bien penser ce que l'on voulait d'elle, cela lui importait peu, tant que l'on parlait d'elle, et qu'on ne la percevait pas comme étant douce comme un agneau, accessible, facile à vivre. Tant qu'elle ne devenait pas cette jeune femme dont on voulait absolument devenir l'amie tant elle ne représentait que les meilleurs horizons, doux, vaporeux, pacifiques et agréables. Satyne était une Thornsfield. Sa devise, comme celle des siens, était après tout : Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ...
   

   
BEHIND THE MIRROR Sur cette planète rpgique, j'ai tout plein de surnoms, donc n'hésitez pas à m'en trouver un, tant qu'il n'est ni injurieux et avilissant, hein, on va rester poli et courtois What a Face En tout cas, je n'ai pas encore passé le cap du quart de siècle, mais je m'en approche ! Dans la vie, je suis en recherche d'orientation en fait, là tout de suite maintenant ! J'aime les licornes, le chocolat noir (le vrai chocolat quoi ...), la littérature, le ciné, les séries, ne rien faire, lézarder au soleil, être insomniaque, me passionner pour l'histoire, être incollable sur bien des périodes, me prendre la tête avec mes cheveux, enfin, bref, tout ça tout ça quoi  
   


Dernière édition par Satyne L. Thornsfield le Ven 7 Aoû - 17:09, édité 12 fois
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Mar 14 Juil - 19:36
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fire in my veins, darkness in my heart
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PARCHEMINS : 602
FONCTION : Tu es celui qui voyage pour régler les problèmes intercontinentaux. Ton charisme naturel et ta facilité pour la séduction font de toi le prétendant idéal pour les négociations et les dissensions politiques. Grand Amiral de la flotte royale, tu navigues très fréquemment vers d'autres horizons, et c'est un poste que tu n'échangerais contre aucun autre.
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UNE THORNSFIELD UNE COUSINE
excellent choix, ça va de soit
bienvenue dans la meilleure des familles
ton prénom est superbe
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Mar 14 Juil - 19:49
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 14/07/2015
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RESIDENCE : Château de Dragoreth
FONCTION : Princesse, Duchesse douairière et Superviseur de la Ménagerie Royale
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Merci toi

Ouais, c'te famille de fifous

On est canons ensembles, tu trouves pas ?
Spoiler:
 
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Mar 14 Juil - 19:53
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Only one God, his name is Death. Only one thing we say to Death : “Not today”.
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RESIDENCE : Bramblesland, contrainte d'une vie renfermée, exilée de son pays natal, Väna supporte sa nouvelle demeure plus qu'elle ne la porte dans son propre coeur.
FONCTION : On la nomme Reine, pour elle, elle ne ressemble qu'à un pion avec lequel on joue. Elle voudrait pourtant faire entendre sa voix. Reine du grand Royaume de Bramlesland.
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L'actrice me dit quelqu'un chose, je n'arrive pas à la remettre
En tout cas bienvenue et bonne hance pour ta fiche
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Mar 14 Juil - 20:01
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fire in my veins, darkness in my heart
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ARRIVÉE A GLASSCITY : 09/07/2015
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FONCTION : Tu es celui qui voyage pour régler les problèmes intercontinentaux. Ton charisme naturel et ta facilité pour la séduction font de toi le prétendant idéal pour les négociations et les dissensions politiques. Grand Amiral de la flotte royale, tu navigues très fréquemment vers d'autres horizons, et c'est un poste que tu n'échangerais contre aucun autre.
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on est vraiment trop sexy
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Mar 14 Juil - 21:10
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même la glace est plus chaude que moi
même la glace est plus chaude que moi
ARRIVÉE A GLASSCITY : 10/07/2015
PARCHEMINS : 123
RESIDENCE : Bramblesland pour le moment
FONCTION : Dame de compagnie de Mme Vassilissa Thornsfield
HUMEUR : glaciale comme toujours, mordante et méprisante envers les petits qui se croient grands ou pire, importants.
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Bienvenue Thornsfield les vilains envahissent le monde
Bon courage pour ta fiche
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Mar 14 Juil - 21:53
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Invité
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Je trouve qu'il y a vraiment beaucoup trop de Thornsfield Je ne suis point d'accord avec l'arrivée de pleins de gugus de Bramblesland En tout cas, bienvenue par ici Je te souhaite bonne chance pour l'écriture de ta fiche ; tu as sept jours pour la compléter dans son entièreté, si ce laps de temps est trop juste, tu peux évidemment demander un délai Et si t'as des questions, n'hésite pas à venir nous solliciter (quoique tu peux directement voir les deux grands Thornsfield Arrow)
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Mar 14 Juil - 21:59
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Le pouvoir peut être amassé par les puissants, et volé à des innocents.
Le pouvoir peut être amassé par les puissants, et volé à des innocents.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 08/03/2015
PARCHEMINS : 862
RESIDENCE : Bramblesland là est ta patrie et ta demeure, c'est depuis la capitale de Ravenswood que tu règnes, protégée et crainte derrière les remparts de ton château. Assise sur ton trône, tu t'éloignes rarement de la cour de Dragoreth.
FONCTION : Tête couronnée à la tête d'un royaume. Tu es née reine et le resteras quoi qu'il advienne, toi et ta fratrie avez tout pouvoir sur Bramblesland, royaume que vous avez façonné, sublimé et créé. Il ne peut survivre sans vous puisque vous êtes l'énergie qui le rend fort, puissant, remarquable, prédominant. Juge Suprême tu es la loi et l'ordre de ton royaume, rien n'échappe à ton regard hagard, les autorités locales étant sous tes ordres. Loin d'être la plus clémente des souveraines rares sont ceux qui ressortent hommes libres de ton tribunal, ta cruauté détruit tout sur son passage tout comme le feu de ton dragon brûle ses victimes. Tout ne sera que cendres sous ton courroux. Toi la reine des Ténèbres.
HUMEUR : Froideur extrême qui dissimule colère et cruauté. Dangereusement irritable.
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MA COUSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNE
La bonne cousine Pas comme ta traîtresse de frangine qui me vole trône et fiancé la famille c'est plus ce que c'était va falloir que tu la remette dans le droit chemin
En tout cas, j'approuve, excellent choix d'avatar je le redis, Meghan est parfaite en Thornsfield
Par contre, vu qu'elle s'est mariée elle porte pas plutôt le nom de son époux désormais ?

En tout cas, je te souhaite la bienvenue
J'espère que tu te plairas parmi nous si tu as des questions n'hésites pas

Spoiler:
 


ALBERIC est-ce que moi je viens me plaindre de l'invasion de Montrose hein ?! Ah bah oui en fait Arrow
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Mar 14 Juil - 22:49
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 14/07/2015
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Väna Il s'agit de Meghan Ory, qui joue le Chaperon Rouge ainsi que le Loup, dans OUAT

Anésidora   je ne suis pas une vilaine moi, juste une friponne, nuance What a Face

Albéric   ce que vous me parlez mal Monsieur le Monarque ! Je ne suis pas une gugusse, je suis une Thornsfield, na mais ho

Vassilissa   ouais, moi je m'en fous du trône, j'en veux pas, en plus, la couronne ça rend la nuque raide Rolling Eyes
Pour le nom je me tâte, parce qu'elle a un petit côté orgueilleux ma donzelle, donc j'essaie de réfléchir à ça, parce que les doubles noms de famille ne sont pas autorisés

Merci à tous en tout cas, je vous fais plein de bébés


Dernière édition par Satyne L. Thornsfield le Mar 14 Juil - 23:41, édité 1 fois
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Mar 14 Juil - 23:36
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Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 09/07/2015
PARCHEMINS : 492
FONCTION : Tu es le prince héritier de Val de Joly, celui qui héritera de tout par le biais de ton père. Tu as été élevé dans ce but, et à ce jour, tu as reçu le pouvoir de déclarer la guerre aux autres royaumes, de faire la paix, de diriger les actions de l'armée et de négocier et de ratifier les traités, les alliances et les accords internationaux.
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Parle bien à ton beau père toi ! Je t'ai à l’œil ! Dans cette famille de barge il y en a qu'un digne de confiance, et c'est Soso, le reste est bon à jeter.

Sinon, BIENVENUE PARMI-NOUS quand même J'avais pas capté que t'étais la sœur de ma nouvelle fiancée  
Je te souhaite bon courage pour la suite de ta fiche.
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Mar 14 Juil - 23:42
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
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Mon cher Aumaric, je ne suis ni ma cousine ni ma soeur voyons, moi, je ne torture que mon propre époux, qui aime ça en plus, le fieffé petit coquin

Et, ouais, tu es mon futur beau-frère, alors tiens toi à carreau
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Mar 14 Juil - 23:58
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Le pouvoir peut être amassé par les puissants, et volé à des innocents.
Le pouvoir peut être amassé par les puissants, et volé à des innocents.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 08/03/2015
PARCHEMINS : 862
RESIDENCE : Bramblesland là est ta patrie et ta demeure, c'est depuis la capitale de Ravenswood que tu règnes, protégée et crainte derrière les remparts de ton château. Assise sur ton trône, tu t'éloignes rarement de la cour de Dragoreth.
FONCTION : Tête couronnée à la tête d'un royaume. Tu es née reine et le resteras quoi qu'il advienne, toi et ta fratrie avez tout pouvoir sur Bramblesland, royaume que vous avez façonné, sublimé et créé. Il ne peut survivre sans vous puisque vous êtes l'énergie qui le rend fort, puissant, remarquable, prédominant. Juge Suprême tu es la loi et l'ordre de ton royaume, rien n'échappe à ton regard hagard, les autorités locales étant sous tes ordres. Loin d'être la plus clémente des souveraines rares sont ceux qui ressortent hommes libres de ton tribunal, ta cruauté détruit tout sur son passage tout comme le feu de ton dragon brûle ses victimes. Tout ne sera que cendres sous ton courroux. Toi la reine des Ténèbres.
HUMEUR : Froideur extrême qui dissimule colère et cruauté. Dangereusement irritable.
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Satyne L. Thornsfield a écrit:


Vassilissa   ouais, moi je m'en fous du trône, j'en veux pas, en plus, la couronne ça rend la nuque raide Rolling Eyes
Pour le nom je me tâte, parce qu'elle a un petit côté orgueilleux ma donzelle, donc j'essaie de réfléchir à ça, parce que les doubles noms de famille ne sont pas autorisés

Merci à tous en tout cas, je vous fais plein de bébés

C'est bien, tu as la cousine dans nos bonnes grâces
Par conte, garde à l'oeil ton mari c'est un sournois, pas envie qu'il nous trahisse
Je pense que tu devrais le garder, l'orgueil d'un Thornsfield n'a pas d'égal, on en renie pas ses origines comme ça

Aumaric C. Montrose a écrit:
Parle bien à ton beau père toi ! Je t'ai à l’œil ! Dans cette famille de barge il y en a qu'un digne de confiance, et c'est Soso, le reste est bon à jeter.


Quand je lui parle pas tu dis que je drague les vieux faudrait savoir au bout d'un moment tu changes d'avis comme de chemise
la barge va te cramer un jour
ET T'AS PAS INTERET DE L'EPOUSER OU JE TE CASTRE
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Mer 15 Juil - 10:58
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MA SOEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR.      Je t'aime déjààà.  


Vassilissa M. Thornsfield a écrit:
MA COUSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNE
La bonne cousine Pas comme ta traîtresse de frangine qui me vole trône et fiancé la famille c'est plus ce que c'était va falloir que tu la remette dans le droit chemin

J'ai tout entendu espèce de scélérate.  T'façon t'a volé ma couronne donc c'est toi qui a commencé à la base
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Mer 15 Juil - 12:10
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Maeryn S. Thornsfield a écrit:



Vassilissa M. Thornsfield a écrit:
MA COUSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNE
La bonne cousine Pas comme ta traîtresse de frangine qui me vole trône et fiancé la famille c'est plus ce que c'était va falloir que tu la remette dans le droit chemin

J'ai tout entendu espèce de scélérate.  T'façon t'a volé ma couronne donc c'est toi qui a commencé à la base

Que nenni je réfute ces accusations
pas de ma faute si tu es née avec un handicap vilain petit canard
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Mer 15 Juil - 12:22
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YOU'RE MINE


Satyne L. Thornsfield a écrit:
voyons, moi, je ne torture que mon propre époux, qui aime ça en plus, le fieffé petit coquin
         
va pas affirmer ce genre de truc en public, femme
on sait tous que c'est toi qui aime ça, nameho    


Vassilissa M. Thornsfield a écrit:

Par conte, garde à l'oeil ton mari c'est un sournois, pas envie qu'il nous trahisse

vas-y, ça parle dans mon dos
je vois la confiance qui règne, c'est pas beau à voir
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Mer 15 Juil - 13:16
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Meghan **
bienvenue parmi nous
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Mer 15 Juil - 17:19
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Mais ça se reproduit comme des lapins chez les thotho, ma foi
Meghan est un super choix en tout cas
Bienvenuuuue
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Mer 15 Juil - 22:08
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Vassilissa M. Thornsfield a écrit:


Que nenni je réfute ces accusations
pas de ma faute si tu es née avec un handicap vilain petit canard

C'est très très bas de se moquer de moi sur ce point

Ne t'inquiètes surtout pas, je n'oublierais d'embrasserais Aumaric pour toi ! Peut être qu'un de nos magnifiques enfants s’appellera Vassilissa va savoir. What a Face
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Mer 15 Juil - 22:15
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FONCTION : Tête couronnée à la tête d'un royaume. Tu es née reine et le resteras quoi qu'il advienne, toi et ta fratrie avez tout pouvoir sur Bramblesland, royaume que vous avez façonné, sublimé et créé. Il ne peut survivre sans vous puisque vous êtes l'énergie qui le rend fort, puissant, remarquable, prédominant. Juge Suprême tu es la loi et l'ordre de ton royaume, rien n'échappe à ton regard hagard, les autorités locales étant sous tes ordres. Loin d'être la plus clémente des souveraines rares sont ceux qui ressortent hommes libres de ton tribunal, ta cruauté détruit tout sur son passage tout comme le feu de ton dragon brûle ses victimes. Tout ne sera que cendres sous ton courroux. Toi la reine des Ténèbres.
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Maeryn S. Thornsfield a écrit:
Vassilissa M. Thornsfield a écrit:


Que nenni je réfute ces accusations
pas de ma faute si tu es née avec un handicap vilain petit canard

C'est très très bas de se moquer de moi sur ce point

Ne t'inquiètes surtout pas, je n'oublierais d'embrasserais Aumaric pour toi ! Peut être qu'un de nos magnifiques enfants s’appellera Vassilissa va savoir.  What a Face

M'en fiche si c'est bas du moment que c'est efficace
Si tu crois ma chère, que je vais vous laisser vivre votre amour sous le soleil et procréer tu te trompes lourdement Votre union donnera jamais d'héritier What a Face je vais m'en assurer crois moi, une petite malédiction et tu seras stérile à vie
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Mer 15 Juil - 23:05
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
ARRIVÉE A GLASSCITY : 14/07/2015
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FONCTION : Princesse, Duchesse douairière et Superviseur de la Ménagerie Royale
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Au pire, c'est moi qui lui fait un bébé, comme ça, c'est réglé Rolling Eyes

Et merci à tous pour vos bienvenus et vos encouragements, je vous bai... bise
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Mer 15 Juil - 23:12
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Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
Et ta débauche ne leurre qu’un instant ton désespoir caché.
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FONCTION : Tu es le prince héritier de Val de Joly, celui qui héritera de tout par le biais de ton père. Tu as été élevé dans ce but, et à ce jour, tu as reçu le pouvoir de déclarer la guerre aux autres royaumes, de faire la paix, de diriger les actions de l'armée et de négocier et de ratifier les traités, les alliances et les accords internationaux.
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A moi je ne dis pas non Tous mes plans culs amours vont se résumer en un mot : Thornsfield

*ok, je sors*
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Mer 15 Juil - 23:20
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Vassilissa M. Thornsfield a écrit:


M'en fiche si c'est bas du moment que c'est efficace
Si tu crois ma chère, que je vais vous laisser vivre votre amour sous le soleil et procréer tu te trompes lourdement Votre union donnera jamais d'héritier What a Face je vais m'en assurer crois moi, une petite malédiction et tu seras stérile à vie

Et tu espère faire croire à tout le monde que je suis la méchante dans l'histoire ?
Je suis déjà une pauvre petite qui n'a pas de pouvoirs, tu ne vas quand même pas en plus m'enlever le pouvoir de donner la vie ?
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Jeu 16 Juil - 19:31
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HUMEUR : Froideur extrême qui dissimule colère et cruauté. Dangereusement irritable.
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Maeryn S. Thornsfield a écrit:
Vassilissa M. Thornsfield a écrit:


M'en fiche si c'est bas du moment que c'est efficace
Si tu crois ma chère, que je vais vous laisser vivre votre amour sous le soleil et procréer tu te trompes lourdement Votre union donnera jamais d'héritier What a Face je vais m'en assurer crois moi, une petite malédiction et tu seras stérile à vie

Et tu espère faire croire à tout le monde que je suis la méchante dans l'histoire ?
Je suis déjà une pauvre petite qui n'a pas de pouvoirs, tu ne vas quand même pas en plus m'enlever le pouvoir de donner la vie ?

je vais me gêner oui
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Ven 17 Juil - 0:26
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She doesn’t have to prove she’s dangerous. As a dragon, she’s a deadly threat.
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Athelstan Harcklay a écrit:
YOU'RE MINE
Ca, on en sait rien, si j'appartiens vraiment à quelqu'un

Athelstan Harcklay a écrit:
on sait tous que c'est toi qui aime ça, nameho
Notre vie privée au lit ne regarde que nous, dès lors, tu n'as aucun témoin, aucune preuve


Tout ça pour dire, aussi, qu'il faut reconnaître que ma p'tite sœur en a dans le pantalon, et que je continue progressivement ma fiche, la première partie étant quasi' bouclée, en attendant quelques ajustements selon des infos qui arriveront probablement bientôt
Il faut aussi dire que je suis perfectionniste, je veux le meilleur habillage visuel et auditif dans ma fiche, aussi, alors, forcément, je dévie de sonore en sonore, et ça n'avance pas aussi vite que si je restais focus
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I'll never wear this broken crown, I took the road and I f*cked it all away ⚔ Satyne

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