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NÉRÉE ♒ we were only trying to drown her

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Ven 12 Juin - 21:24
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ALWAYS WEAR YOUR INVISIBLE CROWN

Nérée est un triton entraîné depuis le jeune âge pour devenir l'ambassadeur terrestre d'Atlantica. Ambitieux, il ne saurait se contenter d'être un membre éminent d'un royaume florissant : il convoite également le pouvoir sur la terre ferme. Séduisant, il n'en reste pas moins quelqu'un de cupide, parfois même d'égoïste dont les stratégies ne desservent bien souvent que ses intérêts. Pourtant, loin d'être un mauvais bougre, il s'avère être quelqu'un d’éminemment fidèle avec quelques rares personnes, bien qu'elles ne s'en rendent pas toujours bien compte. Subtile mais clinquant, il aime susciter la fascination et l'admiration dans les yeux de ses interlocuteurs, comme pour révéler la merveilleuse supériorité de son peuple sur les bipèdes. Un sens fantaisiste qu'il doit pourtant passer au second plan, après sa mission diplomatique. Rusé et sans pitié, il ne recule devant rien pour parvenir à ses fins. A ce jeu tout est permis : coup dans le dos, trahisons, jeux du cœur, sont autant d'armes à son éventail de possibilités.

L'habilité de Nérée sur la terre ferme est comparable à celle d'un humain qui marcherait constamment sur la pointe des pieds : une grâce certaine mais un équilibre fragile. Aucun met ne le ravit autant que les crustacés. Pourtant, il rêve de banquets de viandes et de fruits. La pudeur est un sentiment qui lui est totalement étranger. Fier de son corps, il ne le couvre que par complaisance. L'idée de porter de riches étoffes ne lui est pas non plus si désagréable. Si sa grammaire est irréprochable - peut-être même un peu trop scolaire, il ne saurait cacher un léger accent inhérent à sa langue natale. De toutes les us et coutumes qui lui ont été apprises, il est naturellement plus accoutumé à celles de Sailorland et plus mal à l'aise avec celles de Northcrown. Sa nageoire caudale est d'un bleu nuit mais étincelle d'argent sous les rayons des astres, qu'ils soient solaires, stellaires ou lunaires. Lui qui rêvait d'une barbe imposante, le voilà complètement imberbe à l'exception de ses deux épais sourcils. Même ses jambes sont lisses comme des écailles. Peut-être l'un de ses seuls complexes. Il pense qu'Ariel est la plus grande stratège de l'histoire du pays. Bien loin de donner du crédit à son amour digne d'un conte de fées, il pense que son ascension au trône de Sailorland est l'oeuvre d'un plan savamment orchestré. Le contrôle qu'il exerce sur l'eau lui est très utile pour dévier les gouttes qui menaceraient d'interrompre sa transformation. Du moins, faut-il déjà qu'il voit l'attaque venir. Nérée monte les chevaux comme il le fait avec les dauphins, ce qui fait de lui un cavalier disons singulier. Quelque chose dans l'odeur de ses cheveux évoque irrémédiablement l'air iodé marin.



NOM ◊ Il est né Triton, membre de la famille royale des eaux de ce monde. Un patronyme glorieux, synonyme de pouvoir, pour lequel sa famille maternelle, les Moorea, se bâtit ardemment. Le sang de l'ambition coule dans ces veines pourtant déjà bleues.
PRENOM ◊ L'océan constellé d'argent de ses écailles porte le nom de  Nérée, Empereur des Mers que le seul le temps parvint à faire sombrer dans les abysses de l'oubli. Deuxièmement honoré par le nom de Aleyin – héros marin qui fit jadis tomber la pluie sur le brasier des hommes, il semble évident que sa famille le destinait déjà à un glorieux destin.
SURNOM ◊ D'aucun ne se permettrait de lui donner un quelconque surnom ridicule face à lui, probablement de peur de s'attirer ses foudres. En revanche, il répond bien volontiers au titre honorifique de "Voix des Marées", qu'il apprécie déclamé avec solennité qui lui sied. Pourtant, encore trop restreints sont les bipèdes qui savent le respecter à sa juste valeur.
AGE ◊ Vingt-deux années stellaires à parcourir terres et mers et pourtant l'impression d'être encore si jeune. Le temps sous le ciel est vaporeux, si différent de l'impression d'infinité qui règne en maîtresse absolue sous l'océan.
PAYS ◊ Comme un poisson dans un banc, il est citoyen du peuple de l'Océan et ne se reconnaît que comme tel. Au diable les Seashell et leurs volontés impérieuses sur des eaux qui ne leur ont jamais appartenues.
MÉTIER/FONCTION ◊ Ambassadeur pour la couronne immergée d'Atlantica, il était jadis voué aux échanges avec Sailorland. Seulement, l'actuel échec des pourparlers ne permettant pas d'envisager un recours à la diplomatie avec ces pirates des landes, une autre mission lui incombe désormais. Plus que représenter les Reines sur les périlleuses terres d'Enarya, il doit trouver des alliés désireux d'aider son peuple dans sa lutte pour sa liberté, son indépendance mais surtout sa survie.
PARTICULARITÉ ◊ Nérée est un triton, une créature magique qui vit et respire sous l'eau et tire son pouvoir de la mer. Comme toute son espèce il a le don de contrôler l'eau sous sa forme liquide, de la manipuler à sa guise, il peut également influer sur le temps et créer tempêtes, ouragans et autres phénomènes météorologiques. En tant qu'être des profondeurs, il possède une voix et une apparence envoûtante et trompeuse, faite pour séduire les mortels : le chant des sirènes ensorcelle quiconque l'entend, annihilant toute forme de résistance pour conduire bien généralement la victime à la noyade.
D'autre part, et c'est le don qu'il exploite le mieux, les sirènes ont la capacité de troquer leur nageoire contre des jambes. Bien plus habile que la majorité de son peuple, Nérée sait évoluer sur la terre ferme, presque comme un être humain. Son pas est léger quoiqu'un peu maladroit (ce qu'il tend à améliorer), mais demande un effort permanent permis par un entraînement de très longue haleine.
STATUT CIVIL ◊ Célibataire, aucune alliance n'est pour l'instant prévue. Il faut dire qu'il attend la bonne occasion, celle qui lui sera profitable. L'amour n'a pas sa place dans sa manière de concevoir les choses et c'est bien avec crainte qu'il considère le hasard de l'imprégnation, comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.
ORIENTATION SEXUELLE ◊ Il aime prétendre qu'il n'y aucune frontière en amour, que la séduction ne saurait se limiter à de simples corps. Prétendument pansexuel, il a pourtant bien sa préférence même s'il ne saurait se l'avouer. Son charme, telle son arme la plus affûtée, ne doit pas connaître de limites.
MILIEU SOCIAL ◊ Le triton s'estime comme étant un noble issu de la famille royale bien que son peuple ne reconnaisse aucune distinction entre ce que les mortels appellent la noblesse et le tiers-état. Des banalités qui n'en sont pas à ses yeux, élevé par une mère aux prétentions supérieures.
SITUATION FAMILIALE ◊ Son père n'était d'autre que Glaucos Triton, frère du feu Roi des Mers. Atteint d'une affection étrange, il sombra peu à peu dans la folie jusqu'à épouser Charybd Moorea, lointaine descendante d'Andrina, avec laquelle il eut deux garçons. L'aîné, Thaumas Triton, d'un naturel séducteur, devint le porte-parole des reines, tandis que le cadet n'étatt d'autre que Nérée lui-même. Cousins d'Ondine, Vaehina et Taïssia, les trois princesses devenues reines, ils grandirent tous ensemble au palais.
CONTE & ANCÊTRE ◊ Il est né de la descendance d'Andrina, la sixième fille du Roi Triton. Malicieuse, extravertie mais aussi téméraire aventurière, elle entreprit de parcourir les six mers d'Enarya, dénichant mystères et trésors au fil de ses périples. Pourtant, même loin du palais, jamais elle ne perdit son attrait pour les jeux de séductions et de pouvoirs.
Nérée
UP FROM THE SEA WE RISE


Dernière édition par Nérée Aleyin Triton le Ven 17 Juil - 19:21, édité 51 fois
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Ven 12 Juin - 21:25
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ALWAYS WEAR YOUR INVISIBLE CROWN


Up to the world of skies
◊ Que pensez-vous de la reine actuellement au pouvoir qui détient le contrôle de la capitale, Glasscity? Que vous évoque son arrivée sur le trône? Croyez-vous les mauvaises langues qui suggèrent qu'elle aurait usurpé la défunte reine Blanche-Neige?
Je ne connais d'Elvira Beauregard que ce que mes maîtres ont bien voulu me dire d'elle. Et pourtant, de ce discours adouci voire édulcoré, il n'eut jamais ressorti que cruauté et tyrannie.  L'histoire m'apprit les conditions troubles dans lesquelles elle accéda jadis au trône de Glasscity, la capitale des capitales. Qu'elle ait tué ou pas cette pauvre Snow White, son sillon reste entaché de beaucoup trop de sang pour qu'elle ne puisse en rester salie. Chapeau bas à elle, dont on dit qu'elle porte la couronne depuis près de deux siècles sans connaître les affres du temps. Redoutable souveraine, il semble pourtant qu'elle ait quelques atouts dans les manches et j'irai même à me laisser supposer qu'il s'agisse bien là de magie. Mais mes modestes connaissances ne me permettent d'affirmer quoique ce soit, et il semble bien que cela soit le cas pour tous les habitants d'Apple-Kingdom. On la dit Empoisonneuse. Soit, qu'elle empoisonne alors.

◊ On dit qu'une révolte se prépare en silence contre la reine d'Apple-Kingdom, avez-vous eu vent de la rumeur? Quelle est votre opinion là-dessus? De quel côté pencherez-vous?
En tant qu'émissaire, je ne peux ignorer de telles rumeurs. Il est vrai que j'en ai informé ma reine Ondine. Je pourrais dire que cela ne m'importe que bien trop peu, que je laisse les préoccupations terrestres aux humains. Pourtant, il est vrai que si son règne de despote venait à prendre fin, il est fort à parier que nombreux seront les nobles qui tomberont avec elle. Ce qui libère des terres et des titres. Une opportunité à ne pas manquer. Je peux donc affirmer, certes à demi-mot, être en faveur de cette révolte bien que je ne compte pas y participer pour l'instant. La force du nombre aura sûrement raison de la vilenie et quand bien même, je ne compte pas me salir les mains d'une quelconque façon. Laissons la plèbe mettre les mains dans la boue et le sang.

◊ Comment considérez-vous votre famille suzeraine? Est-elle bonne pour le pays selon vous? Entretenez-vous une relation spéciale avec ses membres?
Tout d'abord, sachez que je refuse toute reconnaissance vis-à-vis de la couronne de Sailorland. Qu'ils s'occupent de leurs sables et de leurs pirates ! Les Seashell étaient jadis des alliés, mais ils ont commis l'impardonnable : enchaîner les sirènes de leurs caprices impérieux. Ces monstres pillent les océans, volent nos trésors, chassent notre peuple comme du vulgaire gibier ! Oubliés les lettres d'or de tolérance et de paix. Jetés au feu les serments d'Ariel et d'Eric. Traités de vulgaire poiscaille aux écailles d'or, nous avons depuis longtemps tourné le dos à leurs descendants. Seules les trois Reines Tritons, Ondine, Vaëhina et Taïssia, ont une réelle légitimité auprès de mon peuple. Je pourrais affirmer qu'elles sont de bonnes souveraines, mais vous ne verriez dans mon jugement qu'un cousin dont les jeux de l'enfance lui auraient obscurci le jugement. Pourtant il n'en est rien. Si je n'ai jamais convoité le trône d'Atlantica, ce n'est moins par modestie que par respect pour elles. L'aînée est sans aucun doute celle avec qui je partage le plus de points communs.

◊ De quelle façon pourriez-vous décrire le royaume où vous résidez? La vie y est-elle plutôt tranquille, facile? Ou vivez-vous dans une galère de tous les jours que vous aimeriez quitter pour le faste d'un palais ou la beauté d'une autre contrée?
Nul Royaume ne peut se vanter d'être aussi beau que celui d'Atlantica. Eaux colorées et peuplées d'une diversité chatoyante, la vie y est si abondante que l'on ne peut que se sentir plus éveillé. Entre coraux et grottes aux milles et un secrets, la liberté qui émane du peuple de sous l'Océan paraît presque illimitée. Aucun mur, aucun destin ne saurait arrêter une nage déterminée. Mais les temps s'assombrissent. La guerre entre sirènes et humains n'est pas loin d'éclater. Mon peuple ne peut oublier tous les outrages desquelles ils ont été victimes. Sous l'Océan, c'est l'amertume des sirènes bafouées. On le dit créatures séduisantes mais irrémédiablement viles. Il est vrai. Mais il n'en fut pas toujours ainsi. A force d'irrespect, de haine, de tortures les humains ont planté les graines d'une ras-de-marée. L'heure de la révolution a sonné, vient enfin le temps de sauver notre espèce. Quoiqu'en disent les Seashells. Troquant nageoires contre jambes, j'endosse le rôle d'ambassadeur avec responsabilité. Pourtant je mentirais si je disais que vivre sous le Soleil ne me donnait pas envie. Après tout, quoi de plus gratifiant que de réduire les humains à de vulgaires domestiques, prêts à se plier en quatre pour servir le moindre de vos désirs ? Probablement rien.

◊ Quelle est votre opinion sur la magie? Pensez-vous qu'elle soit bénéfique? Ou au contraire qu'il s'agisse d'une oeuvre diabolique et qu'il faille organiser une chasse à la sorcière dans tous les royaumes?
Que diable ! Laissez-donc la magie là où elle est, là où elle a toujours été. Voilà bien une réflexion humaine : doit-on détruire ce que l'on ne comprend pas ? Certes, la magie, Ursula nous l'a bien montrée, peut se montrer farceuse, capricieuse voire malfaisante. Mais ne peut-on dire de même de la lame d'une épée, tranchant gorges et jarrets au fil de convictions vacillantes ? Peuple primitif aux enclins bestiaux, la loi du plus fort ne réside pas dans l'extermination de l'Autre. Sinon, humains, soyez certains que les fées vous aurez depuis longtemps asservis. Mais ne serait-ce pas déjà le cas, à Bramblesland ? Certainement, mais ils ne sont qu'à moitié fée. La vilenie humaine semble être un trait dominant. Je suis un être - et non une créature - de magie. Chaque fibre de moi-même répond aux astres, rend des comptes à l'énergie qui parcourt terres et mers. Et je suis fier d'être ce que je suis, bien plus que les humains ne devraient l'être de leurs maigres capacités. Peut-être devrions-nous livrer aux flammes dévorantes d'un bûcher les humains qui souhaiteraient nous chasser, nous aussi. Dommage qu'il n'y ait pas assez de petit bois.
l'âge d'or d'Atlantica (1158-1229)

1158 Le Roi Triton et la Reine Athéna étaient tous deux des monarques dont le bonté irradiait jusqu'aux abysses des plus sombres profondeurs. Filant le parfait amour, ils conçurent sept merveilleuses filles, dont le concerto de leurs voix suffisait à illuminer le morne quotidien d'un marin accablé. Pourtant, même la douceur de la musique ne parvint à éviter la catastrophe. Alors qu'ils chantaient et jouaient de leurs instruments en famille, perchés sur quelques rochers non loin d'un abrupt littoral, un cyclone vit le jour en quelques secondes. D'un souffle inopposable, même pour des sirènes, elle fit dériver un trois-mâts qui, quelques minutes seulement auparavant, venait de quitter les quais. L'édifice de bois et de toiles fonçait inexorablement vers eux. Inarrêtable, Athéna eut tout juste le temps de sauver sa famille avant l'horrible collision. Atlantica endeuillée, Triton décida de maintenir ses filles loin de la cruauté des hommes.

1171 Ariel n’était pas une sirène comme les autres. Dernière-née des Triton, elle était réputée pour sa chevelure ardente et sa voix sans pareille. Mais pas même les jardins d’algues et de coraux, la danse colorée des poissons ou les chants ne l’intéressaient vraiment. Du haut de ses seize ans, elle était en proie à la plus curieuse des fascinations : un dévorant attrait pour le monde de la surface. Pour la jeune sirène, aucun trésor ne pouvait être plus beau que les quelques babioles qui tapissaient les épaves de quelques navires infortunés. Tels des preuves d’une forme d’existence, ils occupaient en secret son temps libre, lorsqu’elle ne chantait haut et fort ses intentions. Il faut dire que l’amour avait déjà gagné la bataille. Il ne lui avait fallu qu’un regard pour succomber à ses brasiers ardents, inconnus au peuple de l’Océan. Son père, le vénérable Roi Triton, finit par découvrir le pot-aux-roses.  Fou de rage – mais aussi de chagrin à l’idée de perdre sa dernière fille comme sa regrettée femme, il lui défendit de s’approcher de ce marin ont elle avait maladroitement fredonné le nom. Excepté qu’il ne s’agissait pas de n’importe quel matelot : c’était le prince Eric III, futur souverain de Sailorland. Après moult péripéties, impliquant entre-autre, la traîtresse sorcière Ursula, le Roi offrit à Ariel le plus beau cadeau qu’elle puisse espérer : des jambes pour qu’elle puisse rejoindre le véritable amour. Mariage célébré sous le Soleil et l’Océan, de cette alliance inouïe naquit Mélodie Ière.

1173 Ariel vivant le grand amour sur la terre ferme, le palais royal avait ouvert ses portes aux rêves des autres sœurs. Parmi elles, Andrina, rêvait plus que jamais de grandes aventures subaquatiques, assumant enfin l’audace qui fleurissait sur sa couronne. Non pas qu’elle était trop lourde pour sa tête blonde – elle appréciait à juste titre être au cœur des attentions de ses sujets – mais elle nourrissait d’autres plans. Et ceux-ci ne pouvaient voir le jour cloisonnés entre quatre murs dorés. Résolue, elle ne manqua pas de soigner sa sortie auprès de ses sœurs de son père, allant même jusqu’à pousser la chansonnette. Un coup de départ à son image : claquant et festif. Escortée par pas moins de cinq dames de compagnies et de trois chevaliers de la garde, ils arpentèrent durant cinq années les six mers d’Enarya. C’est finalement au sein d’un banc de la Mer de Mage qu’elle finit par trouver l’amour, un jeune triton dont la beauté n’avait d’égal que son éloquence. Revenue au Palais, un nouveau-né dans les bras, afin que tous puissent reconnaître la naissance d’une nouvelle lignée. Mais la destinée n’avait pas encore révélé le rôle clef qu’elle allait jouer dans les événements qui surviendront bien plus tard.


L’amour en eaux troubles (1394-1401)

1394 Bien des soleils flamboyants se sont couchées sur les étendues azurés depuis l’âge d’or. L’alliance de Sailorland et d’Atlantica s’effrite et avec elle, le rêve d’Ariel et d’Eric, disparus depuis bien longtemps dans leur tombeau de corail. Il n’est plus question d’amour et de tolérance, malgré les différences, à travers les peuples et les races. La mer est un enjeu qui mérite que l’on se batte pour elle. Charybd Moorea avait été élevée dans cette optique, dans une crique non loin d’Atlantica. Chaque soir, avant de sombrer dans un doux sommeil, elle se perdait en admiration devant les lumières de la capitale, imaginant valets et chambellans, princes et princesses danser sous ces lumières venues des profondeurs. Son lointain sang royal brûlait d’envie de retourner à la cours tandis que ses yeux de gamine s’illuminaient à la vue de l’or. Alors, chaque fois qu’elle se laisser aller aux eaux brumeuses des rêves, elle se promettait d’épouser, elle aussi, un prince. Un voeu prononcé qui fut exaucé par un curieux jour de juillet, lorsque son chemin croisa celui du prince Glaucos Triton, en pleine chasse au requin. Même s'il l'ignorait encore, Charybd l'avait harponné.

1401 La paix à Atlantica n'avait rarement été aussi menacée que par cette année de 1401. Raffles de pirates, lames de fonds des sirènes, si la guerre n'avait pas été ouvertement déclarée, les eaux s'empourpraient déjà d'un avant-goût de bataille. Charybd et Glaucos ne furent pas épargnés. Tous deux avaient connu quelques heureuses années au palais qui virent d'ailleurs la naissance de deux fils, Thaumas et le dernier-né Nérée. Une période de court répit pour le prince Glaucos qui frappé d'un mal étrange, sombrait peu à peu dans les travers de la maladie. Des écailles ensanglantés, une agressivité donnant presque dans la démence, il n'était plus que l'ombre de lui-même. On disait qu'il n'y avait rien à faire, que pas même les soigneurs royaux n'avaient pu retarder la fatale échéance. On apaisait cependant les esprits en racontant qu'il avait néanmoins pu connaître la joie auprès de sa famille. Difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé tant la chute fut rapide. C'est au cours d'une crise de folie que le prince Glaucos sombra dans les profondeurs éternelles. Une perte dont se remit bien rapidement la veuve Charybd Triton.


La voix des mers (1406 - ?)

1408 La douceur de l'enfance échappe aux dangers du quotidien. Nérée grandit au palais, en compagnie de ses nombreux cousins et cousines. On ne compte plus les heures de jeu passées dans la capitale subaquatique. Des rires aux éclats qui font échos à une joie d'antan désormais bien lointaine. Il n'est pas nostalgique, il prétend même toujours regarder vers l'avenir, mais une oreille aiguisée ne peut ignorer le ton doucereux qu'il emploie pour raconter cette anecdote. Il se souvient encore de cette journée-là, où ils bravèrent l'interdiction. La première fois où ses yeux couleur lapis-lazuli se posèrent sur la verdure bordant l'or du sable chaud. Point d'admiration dans son regard, seulement la sensation d'être un aventurier, le premier triton à effleurer les pièces d'un trésor pourtant connu - et surtout craint - de tous. Mais ce qui le marqua le plus, fut ces êtres bipèdes qui animaient une scénette dont il garde encore la tonalité des images coincée dans son esprit sinueux. Une femme, il apprit plus tard que telle était la dénomination des femelles, vêtue d'un étrange apparat s'apprêtait à descendre de sa cabine de bois pour fouler le sol chaud. Le menton relevé et le ton cassant, il écoutait sa voix aux accents exotiques jeter ordres et injures à qui voulait bien entendre. Elle était disgracieuse, enlaidie par cou bien trop imposant pour sa petite tête, quand bien les frisettes de sa coiffure érigées sur son crâne grisonnant. Et pourtant, toute l'assemblée accourait. La foule ne ressemblait pas à un banc de thon chassé par un barracuda, le tout était bien trop fouillis, mais il semblait clair que du haut de son embonpoint, elle était le prédateur. Une humaine qui asservissait d'autres humains. Les yeux de Nérée n'avaient jamais brillés d'un si vif éclat. Il se fit alors une promesse.

1415 Une tension palpable entre terres et mers. La supposée noyade de Delan Seashells, le Dauphin, avait été l'étincelle qui menaçait d'allumer le brasier de le guerre. Pourtant, grâce à la tempérance d'Ondine Triton, montée sur le trône quelques années plus tôt avec ses deux soeurs, Vaehina et Taïssia, la violente échéance put être évitée. Des pourparlers houleux avaient été entamés avec la couronne de Sailorland mais la Reine était bien trop fermée à une quelconque forme de discussion pour négocier les conditions d'une paix durable. Nérée avait été nommé quelques mois plus tôt Ambassadeur, notamment grâce à l'influence certes décroissante de sa mère. Une cérémonie en grande pompe qui avait l'aboutissement de longues années d'entraînement auprès de savants qui lui avaient enseigné de Sailorland tout ce qu'on leur avait jadis appris. Loin de se laisser enfermer dans quelques livres parcheminés, la tradition orale avait nécessité de lui des heures de leçon loin des autres enfants de son âge. Dès l'âge de dix ans, il avait dû grandir pour assumer le poids d'une charge honorifique que de simples épaules innocentes n'auraient pu porter. Et jusqu'alors, il avait su endosser la responsabilité avec brio. Mais alors qu'il allait enfin être envoyé sur la terre ferme auprès de la maison Coralienne, Ondine le fit convoquer au cours d'une séance publique. « Entre, cousin. » Son ton est formel, bien loin de l'entente complice habituelle. « Emissaire Nérée Aleyin Triton, je te convoque ce jour car l'heure est grave : jamais Atlantica ne fut au centre de tels périls. Les cruelles flammes humaines ne semblent pouvoir s'éteindre par les notes d'une parole juste. La gravité de temps moderne impose d'autres méthodes actions. Non, je garde espoir. Je refuse de me résoudre à la violence simple qui ne ferait que faire couler plus de sang dans nos eaux déjà rougies par les erreurs du passées. Nérée, le temps est désormais venu pour toi de trouver de l'aide hors de l'Océan. Nous te nommons Le Marcheur des Terres, ambassadeur d'Atlantica par-delà l'aridité des sols, afin que nos Voix raisonnent à travers la tienne. Acclamons désormais Nérée Aleyin Triton, la Voix des Marées ! »

1418 Nérée avait cru qu'il partirait à l'aventure en seulement quelques jours, qu'il traverserait le continent d'Enarya comme aucun de ses prédécesseurs ne l'avait fait avant lui. Mais il se trompait. Trois ans furent nécessaires afin de lui inculquer les maigres informations récoltées par les alliés et espions à travers les landes. Si peu de temps pour maîtriser autant de savoirs culturels, politiques, géostratégiques. Un apprentissage intensif qui ne fut pourtant pas suffisant. S'il était désormais un savant, sa nageoire ne pouvait toujours pas le porter sur les plages du monde. La théorie derrière lui, il devait désormais s'approprier la pratique. La charge de son instruction fut remise entre les mains expertes d'Atlas di Adonis, second d'Ondine et membre éminent de la Garde Royale. Celui-ci se révéla très vite être un maître exigeant, probablement devenu amer par des années au côté des êtres humains. Marcher, courir, manger, boire : quatre actions devenues banales pour les bélugas - l'insulte sirène qui désignait directement les bipèdes, mais qui avait demandé des centaines d'heures de pratique. Se mouvoir sur ses pieds n'était pas suffisant : Nérée devait déambuler comme le faisait quelqu'un de bonne naissance, assez distingué pour ne pas chuter au premier obstacle rencontré. Il devait rester crédible, authentique pour que les êtres de la terre ne découvrent pas de suite sa vraie nature. Nérée devait être fascinant mais pas effrayant, paraître humain tout en semblant être bien plus. Chanter pour envoûter, manipuler eaux et météo pour impressionner étaient des acquis de longue date. Mais se mouvoir avec grâce, tenir correctement des couverts ou une discussion mondaine n'était que le fruit de la patience d'Atlas. Nérée n'était cependant pas un novice : de la théorie, il avait acquis une connaissance linguisitique presque imperfectible, malgré un léger accent ; de sa manière d'être, un sens inné pour la persuasion et le mensonge. Fort de ces nouvelles expertises, le jeune triton pouvait désormais se déclarer être un beau-parleur sur jambes. Et pourtant, encore tellement de choses à apprendre...

1423 Suivant les conseils de ses aînés – une première pour lui, Nérée gagna les rives sud de Ravenswood après avoir traversé les eaux orientales à dos de dauphin. Devant lui gisait les terres rocailleuses qui entouraient la capitale. En se hissant sur ses jambes, il ne pouvait ignorer l’excitation, ce fourmillement qui naissait dans le creux de ses reins puis remontait inlassablement le long de sa colonne vertébrale jusqu’aux premières boucles sur sa nuque. Enfilant étoffes et cuirs, il songeait encore à ce qu’il s’apprêtait à faire. Il allait demander séance auprès des rois et reines Thornsfield, ces auto-proclamés protecteurs des créatures magiques. Bien loin d’être naïf, Nérée savait qu’il allait devoir s’acclimater avant de demander quoique ce soit. Il ne pouvait décemment se rendre les mains vides, totalement vulnérable, au château de Dragoreth. Etudier avant de frapper était l’un des préceptes maître. Le lui d’avant aurait très bien pu débarquer, jouer un peu de sa magie et avec un grand sourire voir la porte cloutée se fermer sur ses doigts. Alors, dans une cape de voyage, il s’était perdu dans la foule de Ravenswood, à la recherche de parlers ou de rumeurs qui auraient pu lui-être utile. Et puis ses yeux se posèrent sur un jeune homme, d’à peu près son âge, qui évoluait lentement dans le marché. A ses côtés, deux gros bras armés de hallebardes lui servaient de garde rapprochée. Il s’approcha de lui, feignant trouver un quelconque intérêt à ces gros fruits oranges aux saveurs acides et sucrés, et ne manqua pas de l’examiner. Bien éduqué, il semblait pourtant agir étrangement pour prouver le contraire. Le marchand de fruits, bien trop bavard, l’informa qu’il s’agissait d’un étudiant du Palais des Erudits. Nérée sourit et passa à l’attaque. Le soir même, il avait un nouvel allié. Osiris était un jeune sorcier déboussolé dont l’utilité était toute trouvée. Nérée s’attendait-il seulement à ce qu’il soit également l’hôte du fléau qui frappe les sirènes, l’amour par imprégnation ? Certainement pas.

BEHIND THE MIRROR WESH VAS-Y Moi c'est Alan, alias Gasmask ou le Poulpe ici. Je pourrais vous pondre un pavey d'amour et de smiley mais je vous redirige simplement vers la présentation des modos que vous trouverez ici.  
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